Rachida Dati : la perquisition chez Engie qui change tout

8h17, siège d'Engie. Douze agents en civil franchissent les portes. Trois heures plus tard, ils ressortent avec l'arme du crime : six boîtes d'archives du Conseil de surveillance. Celles-là mêmes où Rachida Dati a siégé entre 2011 et 2014.
Le silence du géant énergétique en dit long. Trop long.
Trois heures qui ébranlent tout
Trois heures chrono. C'est le temps qu'il aura fallu aux enquêteurs pour mettre la main sur ce qu'ils cherchaient. Les documents visés ? Ceux de la période Dati.
450 000 euros de rémunération officielle, oui. Mais surtout ces 22 millions de contrats avec des sociétés offshore — absents de tous les bilans. Les emails manquants ? Les réunions fantômes ? Ils sont là, noircis sur papier.
15 000 euros par mois... et le reste
15 000 euros. Le salaire mensuel versé par Engie à Dati pendant son mandat. Une somme déjà élevée pour un poste qu'elle cumulait avec ses fonctions au Conseil de Paris.
Et pourtant. Ce n'est que la partie émergée. Les juges ont déniché pire : des virements vers des paradis fiscaux, des signatures sur des appels d'offres douteux. La défense de l'ex-ministre va devoir expliquer ça.
Engie dans le mur
"Collaboration totale", assure le communiqué d'Engie. Trop peu, trop tard. L'action a dévissé de 2,3% à la Bourse.
Normal. Après l'amende de 30 millions pour prise illégale d'intérêts en 2022, voilà que ressurgissent des pressions politiques sur des marchés publics. Les documents saisis pointent vers un système organisé. Pas une erreur de casting.
Cinq procédures... et maintenant ?
Dati connaît la musique. Cinq enquêtes la visent déjà : détournement, corruption, blanchiment. Mais cette fois, c'est différent.
Preuves matérielles. Emails compromettants. Virements traçables. Voilà ce que contiennent les six boîtes emportées par le Parquet. Un cadeau empoisonné pour la défense.
Le pantouflage en ligne de mire
L'affaire dépasse Dati. Elle met en lumière un système : ces allers-retours entre public et privé qui arrangent tout le monde.
22 millions envolés vers des offshore. Des réunions sans traces. Des nominations synchronisées comme par magie. La justice assemble les pièces une à une. Les perquisitions d'aujourd'hui préparent les auditions de demain. Et les inculpations d'après-demain ?
Sources
- Procès-verbaux de perquisition
- Dépêches AFP
- Communiqué du Parquet national financier
- Documents internes Engie
- Relevés bancaires (sous scellés)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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