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JusticeÉpisode 16/7

Rachida Dati face à 4 ans de prison pour corruption

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-28
Illustration: Rachida Dati face à 4 ans de prison pour corruption
© YouTube

Bracelet électronique et prison ferme. Le parquet national financier (PNF) a jeté un pavé dans la mare : quatre ans de prison requis contre Rachida Dati, dont deux fermes sous surveillance électronique. L'ancienne garde des Sceaux est soupçonnée d'avoir maquillé un pacte trouble avec l'ex-PDG de Renault entre 2009 et 2013.

Contrats opaques et mandat incompatible

Tout commence en 2009. Rachida Dati, alors eurodéputée, signe un juteux contrat de conseil avec Carlos Ghosn : 300 000 euros HT par an pendant trois ans. Un demi-million net. Officiellement, elle devait fournir des services juridiques. Mais selon l'accusation, l'argent servait surtout à acheter son influence au Parlement européen.

Le PNF a reconstitué la mécanique. Des questions écrites stratégiquement posées sur l'industrie automobile. Des notes détruites. Des réunions sans compte-rendu. "Ghosen ne voulait pas un avocat, mais un passe-droit", résume un procureur. Une violation flagrante des règles d'incompatibilité pour une élue censée représenter l'intérêt général.

L'argent fantôme

Curiosité de l'affaire : presque rien n'a été retrouvé. Pas de rapports, pas de fiches de paye détaillées. Juste quelques notes préparées par des assistants — et des virements bancaires. La défense argue du caractère confidentiel du travail. Le parquet y voit la preuve d'une escroquerie délibérée.

Et pourtant. Les enquêteurs ont débusqué un détail criant : les documents produits par Dati se résument à des synthèses de presse. Rien qui justifie les 900 000 euros perçus. "Un conseil aussi cher devrait au moins laisser des traces", ironise une source proche du dossier.

Chute en cascade

Condamnation = chute immédiate. La maire du 7e arrondissement de Paris perdrait son siège. Adieu aussi son projet de retour au barreau. Sans compter l'amende (450 000 €) et la saisie de son patrimoine. Quant à Ghosn, réfugié au Liban, il garde une carte : demander un nouveau procès. De quoi relancer la machine judiciaire.

La ligne de défense

Deux arguments-clés. D'abord la prescription : les faits ont plus de cinq ans. Ensuite, l'absence de preuves directes. "Toute l'équipe dirigeante de Renault était au courant", plaident ses avocats. Ils expliquent aussi sa reconversion express en avocate — quelques jours avant son entrée au Parlement européen. Manœuvre légale ou subterfuge ? Le tribunal trancher.

Au-delà de l'argent : la démocratie fragilisée

L'affaire dépasse le simple dossier de corruption. "Ces pratiques sapent la confiance dans nos institutions", tonne la procureure Caroline Genin. Une charge violente contre l'ex-ministre de la Justice, accusée d'avoir bafoué l'éthique qu'elle était censée incarner.

Verdict dans quelques semaines. Si le tribunal suit les réquisitions, ce pourrait être la fin d'une carrière politique hors norme. Et le début d'un nouveau feuilleton judiciaire avec Ghosn. L'histoire continue.

Sources :

  • Le Parisien
  • Le Monde
  • Franceinfo

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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