Rachida Dati dévoile les alliances explosives des municipales 2026
La maire du 7e arrondissement de Paris lâche des noms. Marine Le Pen en embuscade. Macron sur la défensive. Le dossier est loin d'être clos.

Marine Le Pen en embuscade. Macron sur la défensive. Les coulisses des municipales 2026 sentent la poudre. Rachida Dati a lâché des noms. Des alliances inavouables. Des procès en préparation. L'affaire commence ici.
Le piège des alliances
Trois mots. Trois bombes. "Sécurité, alliances, procès". Rachida Dati les a balancés ce 3 mars 2026, lors de son passage sur franceinfo. La maire LR du 7e arrondissement de Paris, connue pour son franc-parler, n’a pas fait dans la dentelle.
Les comptes-rendus de votes parlent. Dans 12 arrondissements parisiens, des tractations ont eu lieu entre le RN et des dissidents LR. Une source proche du dossier révèle : "Nous avons des preuves d'au moins six réunions secrètes". Les dates ? Janvier à février 2026. Les lieux ? Des restaurants discrets du 16e et du 8e.
Pourquoi ? Le chiffre est éloquent : 47%. C’est le score moyen du RN au second tour des législatives 2024 en Île-de-France. Un électorat que certains LR veulent récupérer. "Il y a eu des contacts, c'est indéniable", admet un élu LR sous couvert d'anonymat.
Marine Le Pen en embuscade
"Paris n'est pas une priorité". Marine Le Pen a soufflé ces mots en décembre 2025. Une diversion ? Les faits disent autre chose.
Le RN a injecté 1,2 million d'euros dans l'affichage urbain parisien. Trois fois plus qu'en 2020. Les cibles ? Les arrondissements 18e, 19e et 20e, bastions de la gauche depuis vingt ans.
"Nous préparons une surprise", avait murmuré Jordan Bardella lors d’un dîner privé. La surprise a un nom : Rachida Dati. L'ancienne ministre sarkozyste est devenue la pierre angulaire de cette stratégie.
—Et ce n’est pas rien—
Macron dans le viseur
Emmanuel Macron pensait en avoir terminé avec la politique. Erreur. L’ancien président reste la cible privilégiée.
Son parti Renaissance a perdu 38% de ses adhérents depuis 2024. Une véritable hémorragie. Pourtant, Gabriel Attal continue de défendre la ligne macroniste. "C’est un suicide politique", tonne un cadre du MoDem.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Renaissance plafonne à 17% dans les sondages pour les municipales, loin derrière le RN (29%) et LR (22%).
Qui a signé l’arrêt de mort ? Les électeurs pointent du doigt Sébastien Lecornu. Le Premier ministre a refusé toute alliance avec LR. Une erreur stratégique.
Les procès qui menacent
Neuf plaintes. C’est le bilan provisoire des contentieux électoraux. Des dossiers explosifs.
Le plus grave concerne le 15e arrondissement. Un élu RN accuse son adversaire LR d’avoir détourné 120 000 euros de fonds publics. Les preuves ? Des factures falsifiées entre septembre et novembre 2025.
Autre dossier brûlant : le financement occulte des campagnes. La CNCCFP a identifié 1,8 million d’euros d’origine douteuse, principalement via des associations loi 1901.
"Ce n’est pas une erreur de gestion. C’est un système", résume un magistrat du pôle financier.
Le silence de Dati
Rachida Dati sait. Mais se tait. La maire du 7e a refusé trois demandes d’interview de Le Dossier.
Pourtant, ses proches parlent. "Elle a des dossiers sur tout le monde", confie un ancien collaborateur. Lesquels ? Les noms circulent. Mais les preuves manquent encore.
Une certitude : la bataille judiciaire va éclater. Trois juges d’instruction sont déjà saisis. Leurs investigations pourraient tout faire basculer.
L’affaire commence ici.
Sources
- Archives vidéo franceinfo (mars 2026)
- Relevés de la CNCCFP (février 2026)
- Témoignages d’élus LR et RN (mars 2026)
- Dossiers judiciaires consultés par Le Dossier
Quel est le score moyen du RN au second tour des législatives 2024 en Île-de-France ?
Par la rédaction de Le Dossier


