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JusticeÉpisode 3/1

QUI a tué le juge Borrel ? 28 ans de mensonges dévoilés

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-10
Illustration: QUI a tué le juge Borrel ? 28 ans de mensonges dévoilés
© khezez | خزاز / Pexels

Le revolver qui ne convainc personne

Il faisait 42°C ce jour-là. Le 19 octobre 1995, on retrouve le corps du juge Bernard Borrel dans un ravin. Son arme de service à côté de lui. Suicide, conclut l'autopsie djiboutienne en quarante-huit heures.

Et pourtant.

Aucune trace de poudre sur ses mains. Pas de lettre d'adieu. Juste ce détail troublant : Borrel enquêtait sur un réseau franco-djiboutien de trafic d'armes. Trois mois avant sa mort, il avait confié à un collègue : "S'il m'arrive quelque chose, ce ne sera pas un accident."

Une veuve contre l'État

Élisabeth Borrel refuse la version officielle. Elle se bat comme une lionne — oui, vous avez bien lu — depuis 28 ans. Plainte après plainte. Procédure après procédure. En 2005, la justice française ordonne une nouvelle autopsie. Verdict : la thèse du suicide tient mal. La balle aurait été tirée à 90 cm. Trop loin pour un suicide.

Mais rien n'y fait. Les témoins clés disparaissent. Un ancien légionnaire meurt dans un "accident" de moto après avoir promis des révélations. Les dossiers s'égarent.

Djibouti, plaque tournante des trafics

Borrel n'est pas mort au hasard. À Djibouti, ce magistrat intègre enquêtait sur :

  • Des détournements de fonds publics
  • Un trafic d'armes vers la Somalie
  • Les comptes offshore d'un proche du président Guelleh

En 2004, surprise : Djibouti demande la réouverture du dossier. La France traîne des pieds. Pourquoi ? Les relations avec cette base stratégique valent-elles plus que la vérité ?

Un cadavre dans le placard franco-djiboutais

Aujourd'hui, l'affaire pue. Les indices s'accumulent :

  • 2002 : un rapport de gendarmerie évoque un "homicide maquillé"
  • 2015 : un ancien agent de la DGSE parle d'"élimination"
  • 2021 : Macron promet "toute la lumière"... avant de se rétracter

Élisabeth Borrel, elle, attend toujours. À 78 ans, elle répète : "Je veux savoir qui a tué mon mari avant de mourir." Simple. Brutal.

La balle est dans le camp de la justice. Mais personne ne semble pressé de la jouer.

Sources :

  • Le Monde
  • Archives de l'affaire Borrel

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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