Didier Lemaire, le professeur menacé : « J'étais le prochain Samuel Paty »

« Il se disait que je serai le prochain »
Cette phrase, Didier Lemaire ne l’a pas inventée. Des collègues, des voisins, des policiers — tous l’ont entendue. Une rumeur devenue certitude.
Un professeur de philosophie, vingt ans de carrière à Trappes, sous escorte policière pendant des semaines. Puis démis de ses fonctions. Pas parce qu’il avait mal enseigné. Parce qu’il avait osé soutenir un collègue assassiné.
Le 16 octobre 2020
Un islamiste décapite Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Son crime : avoir montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression.
Didier Lemaire, professeur dans le même département, écrit une lettre dans l’OPS — un cri d’alarme. Un mois plus tard, les islamistes le prennent pour cible. La ville s’embrase. Les menaces pleuvent.
Et la République ? Elle accuse son propre professeur d’islamophobie.
L’argent perdu, l’école abandonnée
Vingt-deux milliards. Voilà ce qui a disparu entre 2022 et 2024 dans les comptes du ministère de l’Éducation — non, ce n’est pas le sujet ici. Mais le chiffre dit quelque chose de l’abandon. 9,5 % des heures de cours non assurées dans les collèges (TF1 Info). 176 % d’augmentation des signalements pour dénonciation calomnieuse. (Oui, vous avez bien lu.)
Et pourtant.
Le silence. Le même silence qui a précédé l’assassinat de Samuel Paty. Didier Lemaire, lui, a parlé. Il a payé. Il continue.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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