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SociétéÉpisode 4/1

Prison de Villefranche : 1 850 livraisons de cannabis par drone en 51 jours

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-11
Illustration: Prison de Villefranche : 1 850 livraisons de cannabis par drone en 51 jours
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Les faits

Tout commence à la prison de Villefranche-sur-Saône, près de Lyon. Les enquêteurs de la section de recherche de Lyon et de la brigade de recherche de Trévoux ont mis au jour un système parfaitement rodé. Selon Paul Conche, journaliste police-justice de BFMTV, 1 850 livraisons ont été effectuées en 51 jours — soit une moyenne de 36 colis par jour.

Les drones décollaient depuis deux zones situées à proximité immédiate de la maison d'arrêt. Ils livraient directement aux fenêtres des cellules. Les détenus avaient surnommé le service « Uber shit », selon BFMTV.

Le coup de filet a eu lieu le 4 du mois. La gendarmerie, appuyée par un peloton d'intervention et des équipes cynophiles, a interpellé cinq personnes : quatre majeurs et un mineur. Trois d'entre eux ont été arrêtés en flagrant délit de pilotage de drone, selon BFMTV.

Les saisies : un demi-kilo de cannabis, 6 000 euros en espèces, un drone et ses 18 batteries.

Les mis en cause devaient être jugés en comparution immédiate la semaine suivant leur arrestation. Tous ont demandé un délai pour préparer leur défense. La plupart ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès, prévu à la rentrée.

Le contexte

La prison de Villefranche-sur-Saône compte près de 1 000 détenus, selon Sylvain Royer, secrétaire général adjoint de l'UFAP — interrogé par BFMTV. Pour la nuit, ils sont neuf surveillants.

Selon Royer, « on a constamment des ballets de drones qui passent au-dessus du centre pénitentiaire. Ça devient très compliqué pour le peu de personnels qui sont sur place. »

Les grilles de protection censées empêcher ces livraisons sont « cassées ou dégradées, et ne sont plus réparées parce que ça coûte un pognon monstre », selon Royer.

Le traitement judiciaire

Cinq personnes sont mises en cause dans cette affaire. Trois d'entre elles ont été arrêtées en flagrant délit. Mais tous ont demandé un délai pour préparer leur défense, ce qui a repoussé le procès.

La présomption d'innocence s'applique. Les faits reprochés sont néanmoins documentés : les enquêteurs ont compté les livraisons, saisi la drogue, l'argent, le matériel.

Ce que ça dit de la France

Selon la source, les brouilleurs anti-drones sont inefficaces. L'administration pénitentiaire a investi des millions d'euros dans des dispositifs anti-drones. « Sauf que c'est pas mis à jour, ou c'est du numérique, et les livreurs ont trouvé la faille pour passer au travers », explique Royer. « Ça ne sert plus à rien. »

L'UFAP réclame une solution : des volières — du métal déployé tendu des façades jusqu'au sol, à quelques mètres des fenêtres. « Là, il n'y aurait plus du tout de livraison », assure Royer.

Et maintenant ?

Le procès des cinq mis en cause aura lieu à la rentrée.

Sources

  • BFMTV — reportage de Paul Conche, avec l'interview de Sylvain Royer (UFAP)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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