OLIGARCHIE FINANCIÈRE : Le casino qui détruit nos démocraties

220 millions de milliards de francs. Oui, vous avez bien lu. Ce chiffre astronomique représente les produits dérivés en circulation dans le monde en 2025. Soit 260 000 fois le PIB de la Suisse. Une finance casino qui détruit les démocraties, précarise les masses et enrichit une oligarchie sans scrupules. Le système est pourri. Et il va exploser.
Les crises financières : un système planifié
C’est une évidence : les crises financières ne sont pas des accidents. Ce sont des mécanismes planifiés. Marc Chenet, professeur émérite à l’Université de Zurich, l’affirme sans détour : "La finance casino génère le chaos. Elle permet à certains de s’enrichir énormément. Elle accroît la précarité d’une grande masse d’individus."
Prenez la crise de 1929. Le Dow Jones chute de 89 % entre 1929 et 1932. Neuf mille banques américaines font faillite entre 1930 et 1933. Le chômage passe de 3 % à 25 %. Et cette crise conduit à l’arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne.
2008 ? Même schéma. Les prêts ninja (no income, no job, no asset) ont permis aux banques de prêter à des insolvables. Les produits dérivés ont amplifié la chute. Résultat : 30 millions de chômeurs dans le monde. Les responsables ? Pas sanctionnés.
Pourquoi ? Parce que le système est conçu pour ça. Les hedge funds adorent le chaos. Les marchés stables ? "Très ennuyeux", explique Chenet. Plus il y a de chaos, mieux c’est. Et les milliardaires ? Ils s’enrichissent sur le dos des précaires.
Les produits dérivés : un délire financier
Les produits dérivés. Un terme technique pour un délire financier. Imaginez : vous achetez une assurance auto sur la voiture de votre voisin. Absurde ? C’est pourtant ce que font les banques.
Prenez les Credit Default Swaps (CDS). Une banque prête 10 millions à une entreprise. Elle achète ensuite des CDS pour se protéger en cas de défaut. Mais elle n’achète pas pour 10 millions. Elle achète pour 100 millions. Pourquoi ? Parce que si l’entreprise fait défaut, la banque empoche 70 millions. Elle gagne plus si son client tombe en faillite.
Exemple concret : Lehman Brothers. En 2008, la banque fait faillite. AIG, qui avait vendu des CDS sur Lehman, est à son tour menacée. Le gouvernement américain renfloue AIG à hauteur de 182 milliards de dollars. Le contribuable paie. Les banques ? Elles empochent les profits.
"C’est une finance casino complètement absurde", résume Chenet. Et ces produits sont toujours autorisés en 2026. Une bombe à retardement.
L’oligarchie financière : une classe parasite
Jeff Bezos. Elon Musk. Bernard Arnault. Ces noms symbolisent l’oligarchie financière. Une classe nomade et parasite. "Ils ne représentent aucun avantage pour ceux qui habitent dans le même pays", dénonce Chenet.
Prenez Bezos. En 2020, sa fortune a augmenté de 13 milliards en un seul jour. Soit l’équivalent de dix Châteaux de Versailles. Pendant ce temps, des enseignants sont licenciés. Des services publics ferment. L’éducation est sacrifiée au profit des missiles.
Et les médias ? Ils sont contrôlés par ces mêmes oligarques. "Bernard Arnault domine les médias de manière incroyable", rappelle Chenet. Des propos racistes et insupportables déversés matin, midi et soir. Une manipulation à grande échelle.
Le résultat ? Une concentration extrême des richesses. Le coefficient Gini — un indicateur d’inégalité — est proche de 1. 1 % de la population capte l’essentiel des richesses. Le reste ? Précarité, chômage, désespoir.
Les conséquences : chaos social et guerre
Les crises financières ne se limitent pas à l’économie. Elles ont des conséquences sociales et politiques. La crise de 1929 a conduit à la montée du nazisme. La crise de 2008 a accentué les tensions en Europe.
Et la prochaine crise ? Elle pourrait déclencher des conflits armés. "Certains pays vont essayer de récupérer leur billet", prédit David, un spécialiste des États-Unis. Moins d’ouverture. Moins de puissance. Moins de croissance. Une spirale infernale.
Prenez la Catalogne. Elle représente 20 % du PIB espagnol. Le Texas ? Un État riche aux États-Unis. La Flandre ? 70 % du PIB belge. Ces régions riches pourraient demander leur indépendance. Une fragmentation des États. Une instabilité généralisée.
Et l’éducation ? Elle est sacrifiée au profit des armes. "Pourquoi des missiles plutôt que des écoles ?", s’interroge Chenet. Les F35 en Suisse ? Un gouffre financier. Les prix s’envolent avant même que le premier avion atterrisse.
L’urgence : abolir les privilèges
La solution ? Abolir les privilèges. "C’est essentiel", insiste Chenet. Les milliardaires doivent être taxés. Les produits dérivés interdits. Les médias démocratisés. L’éducation financée.
L’intelligence artificielle ? Elle devrait générer du temps libre. Du temps pour l’éducation, la famille, les loisirs. Au lieu de ça, elle génère de la précarité. "On devrait se réapproprier cet outil", plaide Chenet.
Mais le système résiste. Les oligarques contrôlent les médias. Les politiques sont complices. Et les citoyens ? Ils sont désarmés. "Les Français sont la nation de la révolution", rappelle David. Mais la révolution tarde à venir.
Une étincelle suffira. Une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres. Le système est pourri. Et il va exploser. La question est : quand ?
Sources
- Marc Chenet, Stop alarme contre la finance casino et la marchandisation du vivant, Éditions d’Aenas, 2025
- Banque des Règlements Internationaux, Données sur les produits dérivés, 2025
- Film Too Big to Fail, HBO, 2011
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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