Océans : 84 % des récifs coralliens menacés, le baromètre Starfish alerte

84 % des récifs coralliens mondiaux sont menacés de blanchiment. C’est le chiffre du baromètre Starfish, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Océan. L’étude — réalisée par 29 chercheurs de 14 pays — montre une accélération du réchauffement des océans et de la montée des eaux. En parallèle, selon la source, l’administration Trump a ordonné début juin de retirer des capteurs océaniques dans l’Atlantique et le Pacifique.
Stress croissant sur le système océanique
Créé lors du sommet de Nice sur les océans, le baromètre Starfish mesure cinq indicateurs : l’état de santé de l’océan, les efforts de protection, les opportunités pour l’humanité, les impacts sociétaux et les pressions humaines. Selon la source, le système océanique subit un stress croissant, avec l’intensification comme signal dominant et des signes d’accélération.
Selon la source, l’élévation moyenne du niveau mondial de la mer s’accélère. Le réchauffement océanique aussi. Les niveaux de banquise sont historiquement bas aux deux pôles. Le nombre d’espèces marines menacées augmente. Et 84 % des récifs coralliens subissent un stress thermique sévère.
Pourquoi l’océan est notre bouclier climatique
Selon la source, les océans captent 90 % de l’excès de chaleur de l’atmosphère. Ils absorbent aussi un quart des gaz à effet de serre que nous émettons.
Mais ce service a un coût. L’absorption de CO₂ provoque une acidification. Le pH change. Les coquilles des animaux marins se ramollissent.
Jean-Baptiste Salé, océanographe et auteur du prochain rapport du GIEC, indique dans la source : « On a largement assez d’observations pour documenter la dégradation brutale des océans en cours. Cette dégradation va continuer dans les décennies qui arrivent. »
Selon la source, même en stabilisant la température globale, les océans continueront de se réchauffer. « Ils ont une forte inertie, avec des circulations océaniques globales qui ont une échelle de temps de l’ordre du millier d’années », rappelle Salé.
Pressions humaines
Côté protection, la France a annoncé trois nouvelles aires marines protégées. Les requins et les raies bénéficient de mesures renforcées depuis le sommet de Nice.
Mais selon la source, les scientifiques concluent que ces mesures sont insuffisantes face aux pressions subies par les océans.
Trump saborde la surveillance océanique
Selon la source, début juin, l’administration Trump a ordonné la suppression d’outils de surveillance dans l’Atlantique et le Pacifique. Des capteurs qui mesurent les courants, la température, la salinité et le pH des océans.
Ces données sont nécessaires pour les chercheurs du monde entier.
Jean-Baptiste Salé alerte dans la source : « C’est extrêmement compliqué d’observer les océans. C’est 70 % de la surface planétaire, très profond, avec des contraintes technologiques énormes. Cela demande beaucoup d’investissements financiers et d’expertise. »
« Avec ces annonces de définancement, cela inquiète parce que cela met en péril cette surveillance. Si on a un trou dans les données, on ne peut pas le récupérer. On perd aussi une partie de l’expertise, très difficile à reconstruire. »
Selon la source, les scientifiques craignent aussi que les États-Unis quittent des organismes de coopération internationale.
L’Europe tente de compenser, mais…
Selon la source, le 3 juin, la Commission européenne a adopté l’initiative Ocean E. Objectif : devenir le premier fournisseur mondial de renseignements sur les océans, en contribuant à 35 % du système mondial d’observation d’ici 2035.
Mais selon la source, elle ne pourra pas compenser entièrement ce retrait américain.
L’inertie océanique
Selon la source, même si l’humanité stabilisait ses émissions, les océans continueraient de se réchauffer pendant des siècles.
Jean-Baptiste Salé le rappelle : « Si on arrive à prendre des décisions politiques ambitieuses en termes de réduction de gaz à effet de serre, les changements futurs seront beaucoup plus faibles que si on n’arrive pas à enrayer cet emballement. »
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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