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EXCLUSIF: Oar Marico dévoile les otages de Diadisim dans une mission clandestine

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-22
Illustration: EXCLUSIF: Oar Marico dévoile les otages de Diadisim dans une mission clandestine
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Une mission à haut risque

Dix-sept otages. Un groupe armé. Une rencontre clandestine. Oar Marico, opposant malien en exil, a franchi la ligne rouge. Il s’est rendu au Mali pour rencontrer des prisonniers détenus par Diadisim. Un acte de bravoure ? Une provocation ? Les réactions sont partagées.

"Ce risque, je l’ai pris pour mon pays, pour mon peuple." Dans une interview accordée à France 24, Marico ne cache pas les enjeux de sa démarche. Il a filmé les otages — avec l’accord du groupe armé. Une première dans une région en proie à la violence depuis des années.

Diadisim, principal groupe djihadiste du Sahel central, est responsable de près de 40 000 morts depuis sa création en 2017. Les attaques ont frappé le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo. Les chiffres, issus des données de Crisis Group et de l’organisation ACLED, parlent d’eux-mêmes.

Pourquoi risquer sa vie pour rencontrer des otages ? Marico répond sans détour : "Le chemin de la paix passe par le dialogue." Un discours qui dérange. Les gouvernements successifs du Mali ont toujours refusé de négocier avec les groupes armés.

Le dialogue, une solution taboue ?

Le Mali est en guerre depuis plus de quinze ans. Les attaques terroristes se multiplient. Les civils paient un lourd tribut. Pourtant, la question du dialogue reste taboue. Les autorités maliennes ont toujours privilégié la force militaire.

Marico accuse : "L’État malien prend contact avec Diadisim en le cachant." Une accusation lourde de sens. Selon lui, les négociations secrètes existent. Mais elles se font dans l’ombre, loin des yeux du peuple.

"Les problèmes du pays doivent se laver en public." Marico plaide pour la transparence. Il estime que le dialogue ouvert est la seule solution pour mettre fin à la violence. Un discours qui divise.

Les critiques sont nombreuses. Négocier avec un groupe responsable de milliers de morts ? Une ligne rouge pour beaucoup. Mais Marico insiste : "La paix ne se gagne pas uniquement par la guerre."

Macky Sall sous pression à l’ONU

Alors que Marico défend le dialogue au Mali, l’ancien président sénégalais Macky Sall est auditionné à l’ONU. Il postule pour le poste de secrétaire général. Une candidature controversée.

Le Sénégal et l’Union africaine ne soutiennent pas Sall. Les violations des droits de l’homme sous sa présidence pèsent lourd. Entre 2021 et 2024, des dizaines de personnes ont été tuées lors de troubles politiques.

Amnesty International soutient les familles des victimes. "L’Afrique ne peut pas offrir au monde un leader responsable de graves violations des droits de l’homme." Un message clair adressé au Conseil de sécurité des Nations Unies.

Sall défend sa candidature. Il mise sur son expérience à la tête de l’Union africaine. "Le multilatéralisme est la clé." Mais ses opposants ne lâchent rien. Le futur secrétaire général sera connu avant le 31 décembre. L’issue reste incertaine.

Le Rwanda face à la flambée des prix

Les tensions au Moyen-Orient perturbent l’approvisionnement mondial en pétrole. Le Rwanda, dépendant des importations, subit de plein fouet la hausse des prix. En six semaines, le coût de l’essence a augmenté de 48 %.

À Kigali, le litre d’essence atteint désormais 2938 francs rwandais. Un choc pour une économie où le carburant irrigue tout. Les transports, l’alimentation, les services — tout est impacté.

Les autorités appellent à limiter les déplacements. Mais dans un pays où la mobilité est essentielle, les citoyens doivent s’adapter. "On subit, on n’a pas le choix." Les entreprises revoient leurs tarifs. Les budgets familiaux sont compressés.

Le gouvernement intervient pour stabiliser le prix du diesel. Mais l’urgence ne masque pas l’enjeu de long terme : la souveraineté énergétique. Le Rwanda accélère sa transition vers l’électrification et le nucléaire civil. Une stratégie ambitieuse pour réduire sa dépendance au pétrole.

Les ombres de la mission kenyane en Haïti

980 policiers kényans ont été déployés en Haïti depuis juin 2024. Leur mission : rétablir l’ordre dans un pays ravagé par la violence des gangs. Officiellement, c’est un succès. Trois policiers ont perdu la vie. Les gangs sont toujours actifs.

Mais une lettre des Nations Unies révèle une face sombre de la mission. Des policiers kényans auraient commis des abus sexuels sur des femmes haïtiennes, dont des mineures. Le gouvernement kenyan dément. Une enquête interne conclut à une conduite irréprochable.

Les Haïtiens sont sceptiques. Les gangs continuent de terroriser les quartiers. La mission kenyane, malgré ses efforts, n’a pas réglé les problèmes de fond. Les violences, les enlèvements, les assassinats — rien n’a changé.

Les femmes prennent le volant en Sierra Leone

En Sierra Leone, les femmes s’emparent d’un secteur longtemps réservé aux hommes : la conduite de kékés. Ces petites voiturettes rapides et bon marché sont une alternative au transport public. Une révolution silencieuse.

Alimatou Kamara est l’une de ces pionnières. Diplômée universitaire sans emploi, elle a décidé de devenir sa propre patronne. "Rester les bras croisés, ce n’est pas mon genre." Elle forme d’autres femmes à la conduite et milite pour leur accès à des prêts.

Une tendance de fond dans un pays où le chômage des jeunes dépasse 60 %. Les femmes représentent moins de 30 % du marché de l’emploi officiel. Mais elles gagnent du terrain. Une lueur d’espoir dans un contexte économique difficile.

Sources :

  • France 24
  • Crisis Group
  • ACLED
  • Amnesty International

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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