Municipales 2026 : la gauche résiste, mais l’union reste cruciale

Surprise à Roubaix : Guiraud frôle la majorité absolue
Le choc. David Guiraud (LFI) caracole à 46,5% des voix — oui, vous avez bien lu. Sans front anti-LFI, le maire sortant pourrait garder la ville. Pourtant, la nuit s'annonce longue ailleurs.
À Toulouse, la gauche dépasse 50%. Mais regardez mieux : Briançon (PS) traîne en troisième position. Va-t-il serrer la main de Picmal (LFI) ? Les militants retiennent leur souffle.
Trois batailles décisives
Nantes. Brest. Rennes. Trois noms qui font transpirer les stratèges.
Johanna Roland (Nantes) grignote des points. Trop lentement. Le candidat socialiste, lui, voit LFI lui mordre les talons. À Brest, le maire PS essuie un camouflet. Étrange : le score global de gauche reste correct.
Et Rennes ? Marie Messmer (LFI) tutoie les 20%. La socialiste Apéret peine à suivre. "On discute", murmure-t-on dans les couloirs. Vraiment ?
Clermont-Ferrand : le coup de tonnerre
Personne ne l'avait vu venir. Le maire PS Bianchi doublé par un centriste ! Marianne Maximi (LFI) fait 17% — score qui pèse lourd. Sans accord ? La droite pourrait rafler la mise. Pire : l'ERN resterait en lice.
Marseille enfièvre les pronostiqueurs. Payan devance de cinq points. Mais son refus catégorique d'alliance avec Alefi pourrait tout faire basculer. Vers où ?
Bordeaux : l'énigme Dessertine
20%. Le score de Philippe Dessertine, candidat sans étiquette, électrise la ville. Nordin Raymond (LFI) végète sous les 10%. Dessertine refuse toute fusion avec Cazenave (LREM). Caprice ou calcul ?
À Lille, cinq listes de gauche se regardent en chiens de faïence. Violette Spielbuth (LREM) à 11% — épine dans le pied. Qui cédera le premier ?
Lens tient bon, Saint-Denis sur le fil
Le Nord résiste. Florent Ludu (PS) contredit les pronostics à Lens. À Avion, Jean-Léthocard l'emporte dès le premier tour.
Saint-Denis retient son souffle. Bali Bagayoko (PCF) pourrait créer la surprise face à Mathieu Anotin. Les compteurs sont bloqués.
Le verdict des urnes
La gauche a évité le pire. Pour combien de temps ?
À Nantes, Brest, Rennes, chaque heure compte. Les négociateurs s'arrachent les cheveux. 18h mardi : ultimatum.
Une certitude : sans union immédiate, le second tour tournera au cauchemar. La droite se frotte déjà les mains. L'extrême droite aussi.
Par la rédaction de Le Dossier


