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Politique

Municipales 2026 : La gauche résiste, mais à quel prix ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-16
Illustration: Municipales 2026 : La gauche résiste, mais à quel prix ?
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46,5 %. C’est le score de David Guerro à Roubé. Proche des 50 %, l’insoumis pourrait devenir maire. Mais ailleurs, la gauche est en tension. Nantes, Lyon, Marseille : les alliances seront déterminantes.

Roubé, le symbole de la percée insoumise

David Guerro respire. 46,5 % au premier tour. À Roubé, l’insoumis est en position de force. « Si on reste dans cet étiaillage, David Guerro devrait être le prochain maire », confirme Émilio Mélé, journaliste à L’Humanité. La droite est loin derrière, à 20 %. La gauche unie pourrait même frôler les 50 %. Mais attention. Les alliances seront cruciales.

Roubé n’est pas un cas isolé. À Toulouse, le total gauche dépasse les 50 %. Pourtant, en 2020, la ville était restée à droite. Cette fois, le socialiste Briançon pourrait s’allier avec Picmal, arrivé deuxième. « Une petite surprise », note Mélé. Le scénario se répète à Limoges, où Damien Modet devance le socialiste Thierry Miguel. La gauche est forte. Mais divisée.

C’est là que ça devient intéressant. Les insoumis grignotent du terrain. À Lyon, Jean-Michel fait une percée inattendue. « C’est vraiment la surprise de cette soirée », souligne Mélé. Mais attention : ces victoires potentielles dépendent des alliances. Et là, rien n’est joué.

Nantes, Lyon, Marseille : les villes qui font trembler

Johanna Roland est en difficulté à Nantes. La candidate socialiste est talonnée par LFI. « Le LFI a fait un score suffisamment élevé pour embêter Johanna Roland », explique Mélé. À Lyon, Jean-Michel surprend. Le toboggan lyonnais est en marche. Mais ici aussi, tout dépendra des alliances.

Marseille est une autre bombe à retardement. Paï est légèrement devant Delogu. Mais la droite pourrait jouer les trouble-fêtes. « La discussion se fait pas dans les mêmes termes quand c’est la droite qui peut faire basculer une ville à l’extrême droite », prévient Mélé. Marseille pourrait basculer. À gauche comme à droite.

Clermont-Ferrand est aussi dans l’incertitude. Olivier Bianchy, le maire socialiste sortant, termine deuxième derrière le centriste Marianne Maximile. « C’est clairement le sujet », note Mélé. Les insoumis font 16 %. Le RN pourrait se maintenir. Les alliances seront décisives.

Bordeaux, Lille, Strasbourg : la gauche en tension

À Bordeaux, Nordine Raymond est en dessous de 10 %. Une déception pour LFI. Pierre, le maire sortant, fait aussi un score faible. « On se demande d’où sont passés les résultats », s’interroge Mélé. La droite est en position de force. Philippe Desert, candidat sans étiquette, pourrait jouer les arbitres. Il a déjà refusé de fusionner avec Thomas Kaznav, l’ancien ministre de Macron.

Lille est une autre zone de tension. La gauche se divise en cinq listes. Violette Spelbot, la macroniste, est autour des 11 %. La gauche est éclatée. « Ça va être la baston », prévient Mélé. À Strasbourg, Jean Barséan est loin derrière. La droite est en position de force. Les alliances seront cruciales.

Marseille, Saint-Denis : les dernières surprises

Marseille reste une énigme. Paï est légèrement devant Delogu. Mais la droite pourrait jouer les trouble-fêtes. « La discussion se fait pas dans les mêmes termes quand c’est la droite qui peut faire basculer une ville à l’extrême droite », prévient Mélé. Marseille pourrait basculer. À gauche comme à droite.

Saint-Denis est le dernier suspense de la soirée. Bali Bagayoko, soutenu par les communistes, pourrait battre Mathieu Anotin dès le premier tour. « Ça s’appellerait même une dérouillée », ironise Mélé. Les dépouillements sont en cours. Le suspense reste entier.

Résistance dans le Nord, fragilité dans le Sud

Dans le Nord et le Pas-de-Calais, la gauche résiste. Fabien Roussel gagne à Saint-Amand. « Dans les endroits où la gauche est bien implantée, même si au vote dans les élections nationales le rassemblement explose les scores, ça permet d’être une digue contre l’extrême droite », explique Mélé. Mais attention. Cette résistance n’est pas universelle.

Dans le Sud, la droite est en position de force. À Bordeaux, Lille et Marseille, les alliances seront déterminantes. La gauche est forte. Mais divisée. Les discussions seront serrées jusqu’à mardi 18h.

Le dossier est loin d’être clos. Les alliances seront décisives. La gauche résiste. Mais à quel prix ?

Par la rédaction de Le Dossier

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