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Mouvement lycéen : revendications et tensions en France

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-10-06
Illustration: Mouvement lycéen : revendications et tensions en France
© YouTube

Quand les cours se transforment en barricades

28 septembre, 8h30. Devant le lycée Henri-IV, des centaines d'élèves bloquent les portes. Pas de slogans politiques, juste une colère sourde. « On veut des murs sans moisissures et des emplois du temps qui tiennent la route » scande Lili, 17 ans. Son établissement à Hydra ? Un cas d'école : infiltrations d'eau, chauffage en panne, ascenseur pour les élèves handicapés... toujours en réparation.

Guillaume Escaffre, prof d'histoire depuis 12 ans, n'a jamais vu ça : « On nous demande de faire du surplace avec des moyens de 1990. Même les tableaux noirs tiennent par miracle. » Et pourtant. Le drame vient de frapper à Nantes : un adolescent de 15 ans, touché par une grenade policière lors d'une manifestation, lutte toujours pour sa vie.

L'école, dernier rempart ?

La réforme du lycée de 2017 a tout changé. Ou presque. Classes éclatées, options sacrifiées, enseignants réduits à jouer les logisticiens. « Je passe plus de temps à gérer les trous dans les emplois du temps qu'à enseigner » soupire une professeure de Toulouse sous couvert d'anonymat.

Parcoursup ? Un casse-tête chinois pour les lycéens. « On nous promet une orientation sur mesure, on obtient un algorithme impitoyable » lâche Adrien, terminale à Strasbourg. Les chiffres lui donnent raison : 87% des élèves estiment le système opaque, selon une récente enquête du Journal de l'écho.

Matraques contre pancartes

Le ministère aligne les chiffres : 6000 interpellations depuis le début du mouvement. Des mineurs pour la plupart. La méthode divise jusqu'au sein même de la police. « On n'est pas formés pour gérer des gamins en détresse scolaire » confie un gradé sous couvert d'anonymat.

Ce que les murs murmurent

Les revendications ? Simples, concrètes, vitales. Des toilettes qui ferment à clef. Des fenêtres qui ne vibrent pas au premier vent. Des conseillers d'orientation qui ne changent pas chaque trimestre.

Une génération entière clame ce que les rapports officiels murmurent depuis des années : l'école publique saigne. Et ses premiers concernés refusent désormais de jouer les figurants dans ce lent naufrage.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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