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Faits diversÉpisode 3/5

IA des Armées : un militaire écroué pour 10 000 requêtes pédopornographiques

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-08
Illustration: IA des Armées : un militaire écroué pour 10 000 requêtes pédopornographiques
© Illustration Le Dossier (IA)

Un militaire de 42 ans a détourné l'intelligence artificielle du ministère des Armées pour générer des images pédopornographiques. Interpellé le 22 juillet, il a été mis en examen le 7 août et placé en détention provisoire. Selon Actu17, qui cite le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard, l'homme a reconnu les faits. Il est également soupçonné d'avoir généré des images dénudées de deux collègues femmes et d'avoir sollicité des mineurs de 15 ans sur les réseaux sociaux. Une information judiciaire a été ouverte pour cinq chefs d'accusation.

Les faits

Le 22 juillet 2026, les enquêteurs interpellent un militaire de 42 ans affecté dans un site mosellan. L'homme, qui n'avait jamais eu affaire à la justice selon le magistrat, est soupçonné d'avoir détourné l'outil d'intelligence artificielle du ministère des Armées pour produire des images à caractère pédopornographique.

Selon Actu17, qui relaie les déclarations du procureur Thomas Bernard, le mis en cause a effectué « plus de 10 000 requêtes afin de forcer la création d'images à caractère pédopornographique » via l'IA du ministère.

Deux femmes travaillant à ses côtés ont déposé plainte. Avec le même outil, il avait généré des images les représentant dénudées.

Lors de son audition, le militaire est passé aux aveux. Il a alors reconnu un second volet : sur les réseaux sociaux, il réclamait à des mineurs de 15 ans des clichés à caractère pornographique.

Profil et traitement judiciaire

Le mis en cause est un militaire de 42 ans, affecté dans un site mosellan. Selon le procureur, il n'avait jamais eu affaire à la justice auparavant. Deux collègues femmes ont porté plainte pour des images dénudées générées à leur insu.

Le 7 août 2026, le militaire a été mis en examen et placé en détention provisoire. Le procureur de la République adjoint de Metz, Thomas Bernard, a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour cinq chefs d'accusation :

  • Diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l'image ou les paroles d'une personne non consentante
  • Corruption de mineur par une personne mise en contact avec la victime par un réseau de communications électroniques
  • Sollicitation d'un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique
  • Importation de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique
  • Enregistrement ou fixation d'image à caractère pornographique d'un mineur de 15 ans

Trois services se partagent le dossier : la section de recherches (SR) de la gendarmerie de l'armement, la brigade de recherches de Thionville et l'unité nationale cyber, spécialisée dans la lutte contre la criminalité numérique.

Le mis en cause a reconnu les faits lors de son audition. Il est présumé innocent jusqu'à ce que la justice se prononce définitivement.

📰Source :youtube.com

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