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JusticeÉpisode 8/1

Meurtre de Liana : le Sénat accuse l'État de « défaillances systémiques »

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-10
Illustration: Meurtre de Liana : le Sénat accuse l'État de « défaillances systémiques »
© YouTube

« Combien de larmes encore ? »

Patrick Kanner a pris la parole au Sénat. Son ton est grave. « Le meurtre de Liana nous bouleverse, il nous sidère, il nous révolte. » Ces enfants, dit-il, sont devenus « le symbole d'une impuissance institutionnelle ».

Il énumère les défaillances : manque de psychiatres, effondrement de la médecine légale, surcharge des officiers de police judiciaire. Il rappelle les alertes de l'ancien président de la Ciivise.

Puis il pointe les contradictions. Le président de la République affirmait vendredi dernier « qu'il n'y avait pas de manque de moyens ». Le ministre de la Justice, en audition, a reconnu qu'il n'existe aucune statistique sur le nombre de mineurs dans les 70 000 plaintes enregistrées — aucune.

Kanner dénonce : « une chaîne systémique de défaillance dont l'État est le premier responsable ». Il évoque l'initiative transpartisane de la députée Céline Calvez. « Des propositions fortes existent, appuyons-nous sur ces travaux. » Il cite l'Espagne, qui a voté une loi intégrale il y a déjà 20 ans — des résultats incontestables.

Il conclut par une série de questions, lancées comme un cri : « Combien faudra-t-il encore de marches blanches ? Combien encore de vies brisées, de familles déchirées ? Combien de larmes ? Combien de fois devrons-nous encore répéter ce slogan qui sonne dans le vide : plus jamais ça ? »

La réponse du Premier ministre

Le Premier ministre remercie Kanner pour « la tonalité ». Il concède : « Tout ce que vous avez dit est vrai. » Mais il ajoute : « Malheureusement, l'enquête le montrera, je le crains, qu'en l'espèce, la question des moyens n'est pas en cause. »

Il refuse le terme d'« indifférence coupable ». « Je ne pense pas ça », dit-il.

Pourtant, il reconnaît des retards. Notamment en psychiatrie : « un énorme enjeu sur lequel nous sommes parents pauvres, trop de retard ». Il évoque aussi la disponibilité des experts près les tribunaux.

La proposition de loi intégrale

Le Premier ministre promet de recevoir Céline Calvez « en début de semaine ». Il dit avoir missionné les ministres. « Cette proposition de loi dite intégrale, est-ce qu'elle est utile ? Déjà oui, ça se voit. » Mais il évoque des désaccords sur certains articles — sans prendre position.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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