Marseille : la guerre des gangs pour le contrôle des deals

Le centre-ville, nouveau terrain de jeu
La DZ Mafia veut le contrôle. Et elle y va au couteau. Le 4 janvier 2026, un homme est abattu à Belsunce. Il se rendait à un point de vente de cigarettes de contrebande. Les tueurs ? Un commando lourdement armé revendiquant la DZ Mafia. La victime n'avait aucun lien avec le narcobanditisme. Une "collatérale", comme le disent les autorités.
Pourquoi Belsunce ? Le quartier est stratégique. Proche du centre-ville, il attire les trafiquants comme un aimant. "L'ouverture de nouveaux points de deal dans le centre de Marseille est une réalité", admet le procureur Nicolas Bessone. Jusqu'ici, le centre-ville était épargné. Plus maintenant.
La DZ Mafia cherche à infiltrer cette zone. Les autorités locales le confirment. "Ils veulent éliminer toute concurrence", explique une source proche du dossier. Les faits parlent d'eux-mêmes.
Félix-Pyat, un trésor convoité
40.000 euros par jour. C'est le chiffre d'affaires de la cité Félix-Pyat. Située dans le troisième arrondissement, elle est le fief du clan des Blacks. Ce gang de narcotrafiquants comoriens contrôle ce territoire depuis des années. Mais la DZ Mafia veut sa part.
Début 2026, elle tente un putsch. Neuf homicides ou tentatives d'homicide depuis octobre 2025. La cité Félix-Pyat est désormais un champ de bataille. Les habitants vivent dans la peur. Orange, dont le siège est à quelques centaines de mètres, a fermé temporairement ses portes.
"Le conflit semble désormais apaisé", assure une source proche du dossier. Vraiment ? Les tensions sont loin d'être dissipées. La DZ Mafia n'abandonne pas. Elle cherche d'autres terrains de conquête.
La scission au sein de la DZ Mafia
Mehdi Laribi, alias "Tic", est un homme clé. Fondateur présumé de la DZ Mafia, il contrôle la cité Bassens. Mais une scission menace. Kamel Aïssaoui, un associé de Laribi, conteste son autorité. La nuit du 12 au 13 janvier, des malfaiteurs armés font irruption à Bassens. Ils prennent en otage un jeune homme et le frappent devant un mur tagué "DZNG".
Cette manœuvre d'intimidation est un message. Aïssaoui reproche à Laribi son association avec un narcotrafiquant jadis allié au clan des Yoda. Les tensions internes explosent. Le 20 février, un commando armé fait irruption dans la cité. La guerre est aussi interne.
Les autorités impuissantes ?
Nicolas Bessone reconnaît l'expansion des points de deal. Mais les actions sont limitées. La cité Félix-Pyat reste une zone sensible. Le troisième arrondissement, l'un des plus pauvres d'Europe, attire les narcotrafiquants. Les recettes sont juteuses. Et les gangs prêts à tout pour les garder.
Les autorités locales sont dépassées. Les conflits entre gangs se multiplient. Les habitants sont pris en otage. La sécurité publique est en jeu. Les mesures prises sont insuffisantes. La situation empire chaque jour.
Une guerre sans fin ?
La DZ Mafia ne recule pas. Les clans rivaux résistent. Les points de deal sont l'enjeu. Le trafic de drogue finance cette guerre. Les autorités peinent à rétablir l'ordre. Marseille est en proie à une recomposition criminelle sans précédent.
Les habitants vivent dans la peur. Les commerces ferment. Les entreprises fuient. La cité phocéenne est-elle condamnée ? Les gangs continuent leur offensive. Les autorités doivent agir. Avant qu'il ne soit trop tard.
Sources :
- Le Figaro
- Procureur de la République Nicolas Bessone
- Témoignages de sources proches du dossier
Par la rédaction de Le Dossier


