La mort d'un piéton et le silence des pouvoirs publics

9h30, rue principale : le choc
Ce matin-là, le soleil tapait sur l'asphalte de Saint-Étienne. Routine. À 9h30 pile, une Citroën C3 grise a fauché un piéton sur le passage clouté. 70 km/h dans une zone à 50. L'homme de 68 ans n'a pas survécu.
"Un bruit sourd, puis plus rien", se souvient une commerçante, les mains tremblantes. Les secours sont arrivés vite. Trop vite. Et pourtant, tous savaient que ce carrefour était une bombe à retardement.
Une rue qui tue depuis cinq ans
Douze accidents graves. Trois morts. La statistique glace le sang. Les riverains hurlent depuis des années : signalisation défaillante, marquages effacés, excès de vitesse quotidiens.
"Combien de lettres à la mairie ?", s'énerve Jean Dupont, président de l'association locale. La réponse tient en un mot : rien. Pas un panneau supplémentaire, pas un ralentisseur. Qui laissera crever le prochain ?
Mairie sourde, budgets aveugles
Paul Martin, le maire, sort son excuse habituelle : "Les caisses sont vides." Pourtant, 2 millions sont partis en dorures pour l'hôtel de ville entre 2020 et 2023. La sécurité routière ? 0,3% du budget.
Les habitants réclament des radars, des contrôles. Ils obtiennent des sourires gênés. Et des enterrements.
Justice en roue libre
Le conducteur ? 35 ans, cinq ans de prison maximum. "Une gifle", tonne Marie Lambert, avocate des victimes. Les peines ne suivent pas. Les chauffards non plus.
Voilà le résultat : des familles brisées et des types qui recommencent deux ans plus tard. Ça suffit.
Demain, peut-être
1 500 signatures en deux jours. La mairie promet une réunion "d'urgence". On connaît la musique.
Mais cette fois, les gens ne lâcheront pas. Parce qu'après le troisième cercueil, même les sourds finissent par entendre.
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Par la rédaction de Le Dossier
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