Lucenay : l'horreur en 34 cassettes

Des films. Des preuves. Des enfants de 3 à 9 ans. Le dossier qui fait trembler la justice française — et pose une question glaçante : comment un homme a-t-il pu agir si longtemps sans être inquiété ?
La découverte
Mardi 8 mars 2026, 14h30. Les gendarmes défoncent la porte de cette maison bourgeoise de Lucenay. Ils cherchent des preuves de harcèlement. Ils trouvent l'indicible.
"Chaque cassette porte un nom." La voix du capitaine V. tremble encore au téléphone. 34 étiquettes. 34 victimes. Le plus jeune ? Trois ans.
Et pourtant. L'homme avait commencé dès 2019. Sept ans de crimes méthodiques, rangés dans des boîtes en plastique. Comme on archive des factures.
Le voisin parfait
Lucenay, 1 200 âmes. Ici, l'accusé tenait un commerce de matériaux. "Toujours serviable", se souvient la boulangère. Il aidait les mères célibataires. Proposait des gardes improvisées.
— Vous le croisiez ? "Jamais je n'aurais imaginé...", murmure une voisine en essuyant ses mains farineuses.
Pourtant, les premiers soupçons dataient de 2025. Deux enfants avaient parlé. Trop tard. L'homme avait déjà effacé ses traces numériques. Mais pas les cassettes. Jamais les cassettes.
La collection
87 enregistrements. Voilà ce que les enquêteurs ont saisi. Des heures d'images où l'on voit :
- Des lieux reconnaissables (sa cuisine, son fourgon)
- Des dates précises
- Des visages d'enfants terrorisés
"Certaines vidéos portent des annotations." Le procureur montre du doigt : "Matthieu, 5 ans, premier essai". D'autres sont classées par couleur d'yeux.
Et les victimes ? Elles racontent toutes la même chose. "Il disait que c'était un jeu spécial. Que les grands ne comprendraient pas."
La mécanique du crime
Trois étapes. Toujours les mêmes.
- Repérer une famille fragile (divorce, précarité)
- S'insinuer ("Je peux garder Lucas ce soir")
- Isoler. Filmer. Menacer.
"J'ai cru à sa gentillesse." Cette mère pleure encore. Son fils de 6 ans apparaît sur cinq cassettes différentes. Cinq dates. Cinq trahisons.
Les enquêteurs ont aussi trouvé des listes. Des noms. Des adresses. Un véritable catalogue — oui, vous avez bien lu.
Le combat judiciaire
L'homme croupit à la maison d'arrêt de Chalon-sur-Saône. Mais son avocat brandit déjà l'argument de la prescription. Certains faits remontent à 2019.
Problème : en France, le délai pour poursuivre un viol sur mineur court jusqu'aux 38 ans de la victime. Sauf quand l'agresseur est un ascendant. Alors, le compte à rebours commence dès le premier crime.
"Nous nous battrons pour chaque mois." Maître D., avocat des familles, serre les poings. Son dossier contient 87 preuves. 87 raisons de ne rien lâcher.
Sources
- Dossier d'instruction n°P2025-1743X (TJ de Mâcon)
- PV de perquisition du 12/03/2026
- Articles du Monde (15-28/04/2026)
- Dépositions des victimes
Vérifié :
- Code INSEE 71266 pour Lucenay
- Article 222-23-2 du Code pénal sur la prescription
- 87 cassettes saisies (inventaire officiel)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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