Le Canada, futur membre associé de l'UE ? Une manœuvre géopolitique risquée

Strasbourg, une proposition qui fait tourner les têtes
Devant les députés européens réunis à Strasbourg pour son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne a dévoilé son projet : offrir au Canada un statut de premier membre associé de l’UE. Une première dans l’histoire de l’Union.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a accueilli cette ambition avec un enthousiasme mesuré. Une telle proposition, pourtant, ne se fait pas en un claquement de doigts. Et pourtant, elle est sur la table.
Une manœuvre aux multiples facettes
Von der Leyen ne réagit pas dans le vide. Cette proposition arrive dans un contexte géopolitique tendu. Donald Trump, lors de sa seconde présidence, a multiplié les mesures protectionnistes. Une réponse européenne était attendue.
Ajoutez à cela la crise du Groenland, où l’UE a réaffirmé sa solidarité avec le Danemark. Et voilà : cette proposition semble être une pièce maîtresse dans un jeu d’échecs complexe.
Depuis sa nomination à la tête de la Commission européenne en juillet 2019, Ursula von der Leyen n’a cessé de marquer son territoire. Sa rencontre avec Volodymyr Zelensky à Kiev en avril 2022 en témoigne. Cette fois, c’est le Canada qui est au cœur de sa stratégie.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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