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Geoffroy de Lagasnerie : l'intellectuel qui veut enterrer la démocratie

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-04
Illustration: Geoffroy de Lagasnerie : l'intellectuel qui veut enterrer la démocratie
© YouTube

La démocratie sous le scalpel

"La démocratie est-elle la fin de l'histoire ?" La question fuse dès les premières pages. Lagasnerie répond par la négative — et assume. Son essai pulvérise les institutions démocratiques avec une froideur chirurgicale. Pas de demi-mesure : il propose carrément d'inventer d'autres formes de pouvoir.

Le Point l'a immédiatement traité d'"intellectuel chéri des insoumis". Mais derrière les polémiques médiatiques, une question persiste : pourquoi s'en prendre à ce pilier de nos sociétés ? Simple posture ou offensive idéologique ?

Un aristocrate chez les progressistes ?

Voilà le paradoxe. Lagasnerie se dit progressiste, mais puise chez Nietzsche et l'école de Francfort — ces penseurs souvent accusés d'avoir été instrumentalisés par la CIA contre le marxisme. Pire : il reprend des thèses qui fleurent bon l'Ancien Régime. Les masses ? Un "désordre" à éviter. Le suffrage universel ? Une erreur historique.

Et pourtant. Ce descendant spirituel des bourgeois révolutionnaires — ceux qui voulaient réserver le vote aux propriétaires — trouve des oreilles complaisantes à gauche. Drôle d'époque.

Tabou ou coup médiatique ?

"C'est peut-être l'un des tabous les plus puissants", clame-t-il. Vraiment ? France Inter l'invite, les médias en font leurs choux gras. Difficile de jouer les Galilée quand on bénéficie d'une telle caisse de résonance.

Mais alors, pourquoi tant de bruit ? Parce que Lagasnerie touche là où ça fait mal. En France, la démocratie est sacrée. La critiquer, c'est comme blasphémer dans une cathédrale. Sauf qu'il ne se contente pas de gratter la peinture : il propose de raser l'édifice.

Progressiste ou réactionnaire ? L'ambiguïté calculée

Marx voulait remplacer la démocratie bourgeoise. Lagasnerie, lui, se montre plus évasif. Il démolit sans reconstruire. Progressiste ? Son mépris des masses sent bon le XIXe siècle. Réactionnaire ? Il défend des valeurs d'émancipation.

Ses alliés politiques s'interrogent. Ses ennemis jubilent. Car cette pensée flottante a un goût amer : celui des idéologies qui finissent par se mordre la queue.

Provocateur ou prophète ?

Le livre fait l'effet d'un cocktail Molotov dans un débat public déjà surchauffé. Certains y voient du génie. D'autres, de la poudre aux yeux. Une chose est sûre : personne ne reste indifférent.

Et c'est bien là l'essentiel. À l'heure où les extrêmes grignotent partout du terrain, poser cette question — faut-il enterrer la démocratie ? — relève soit de l'inconscience, soit d'un calcul machiavélique.

Conclusion : jouer avec les allumettes

Lagasnerie jette un pavé dans la mare. Mais à force de jouer les pyromanes, risque-t-il d'alimenter les incendies qu'il prétend combattre ? Son essai pose des questions vitales. Trop vitales, peut-être, pour les confier à des provocations intellectuelles.

Car une démocratie fragilisée, ça n'a jamais fait le lit du progrès. Seulement des démagogues. Et ça, l'histoire nous l'a déjà appris.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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