François Fillon manipule le vote sur le rapport explosif

400 pages. Un vote à 12 contre 10. Et des SMS qui ne mentent pas.
Le rapport sur l’audiovisuel public a frôlé l’enterrement politique. Dans les coulisses, François Fillon a tiré les ficelles. Brut.
Lundi noir à l’Assemblée
Ça sentait la poudre. Le vote sur le rapport Guéant a duré 47 minutes — un temps record pour une décision aussi technique. Résultat ? 12 voix contre, 10 pour. Les abstentions ont sauvé le texte.
Pourquoi tant de fièvre ? Le document accuse l’audiovisuel public de dérives "comparables aux régimes autoritaires". Yael Braun-Pivet y est même citée. Et pourtant.
Fillon devait voter contre. Il a retourné sa veste à 16h03. Sans ce revirement, 11-11 : le rapport finissait aux oubliettes.
Silence radio.
Les SMS qui accusent
Aida Adisadé sort du bois. La députée PS brandit des messages : « Fillon m’a ordonné : "Trouvez-moi deux voix contre avant 15h30" ». Elle ajoute : « Il jouait la montre pour étouffer le débat. »
L’ancien Premier ministre contre-attaque : « Diffamation ! J’ai juste écouté mes collègues. »
Mais voilà. Deux mots ont disparu du rapport entre 14h et 16h. Ceux qui le concernaient directement. Coïncidence ?
Les relevés téléphoniques, eux, n’ont pas d’états d’âme.
Guéant, le rapporteur qui dérange
Charles Guéant assume son texte. « Radio France = Pyongyang ? La comparaison tient », lâche-t-il. Son collègue Morel rétorque : « Un torchon. Mais le censurer serait pire. »
Le rapporteur a cédé sur un point — celui qui gênait Fillon. « Ses liens avec France 24 restent dans le texte », précise-t-il.
Question : qui manipule qui ?
Gauche en miettes, droite en embuscade
Adisadé a retourné trois votes socialistes. « On parlait de Dreyfus dans les couloirs », souffle un assistant.
Pendant ce temps, Fillon multipliait les coups de fil. Une tactique rodée :
- Retarder le débat
- Négocier des modifications
- Faire basculer deux voix
Résultat ? Le rapport est publié. Et Fillon évite le pire.
Checkmate.
L’après-tremblement
Les 80 recommandations du rapport font déjà des vagues. Suppression de subventions, audits des rédactions… La gauche crie à la « mort de l’indépendance médiatique ».
Fillon, lui, sourit. Il a obtenu l’essentiel : son nom disparaît des passages litigieux.
Tout ça pour ça ?
Épilogue en suspens
Les questions fusent :
- Pourquoi ce revirement à 16h03 ?
- Qui a vraiment manipulé le vote ?
- Et Braun-Pivet dans tout ça ?
Une certitude : quand les gardiens de la démocratie jouent aux apprentis sorciers, c’est toujours le peuple qui trinque.
Affaire à suivre.
Sources :
- Le Progrès
- 20 Minutes
- Wikipedia
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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