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Faits diversÉpisode 3/2

Hôpital de Bergerac : une nonagénaire agressée, la famille dénonce une négligence

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-21
Illustration: Hôpital de Bergerac : une nonagénaire agressée, la famille dénonce une négligence
© Illustration Le Dossier (IA)

Josefa Muñoz a cru mourir. C’est ce qu’elle raconte. Le jeudi 2 juillet 2026, au service gériatrie du centre hospitalier de Bergerac, un autre patient a posé un oreiller sur son visage. Elle ne pouvait plus respirer. La famille accuse l’établissement de négligence. La direction présente ses excuses. L’information n’est pour l’instant corroborée que par une seule source : un article de Sud Ouest signé Thomas Jonckeau, publié le 21 juillet 2026.

« Il a mis un oreiller sur ma tête, je ne pouvais plus respirer »

La scène se déroule un matin de juillet. Josefa Muñoz est alitée dans le service gériatrie de l’hôpital de Bergerac, en Dordogne. Selon son témoignage recueilli par Sud Ouest, un autre patient s’approche d’elle. Il pose un oreiller sur son visage. Elle ne peut plus respirer.

« Il a mis un oreiller sur ma tête, je ne pouvais plus respirer », confie-t-elle au journaliste.

La suite est édifiante. La nonagénaire survit, mais elle en garde des traces. Au moment de l’interview, son visage et ses membres sont encore couverts d’hématomes violacés. On l’a transférée à l’Ehpad de Lalinde, en Dordogne, pour « récupérer de la violente agression », écrit le quotidien régional.

Les faits ne reposent que sur une seule source. Sud Ouest les publie le 21 juillet 2026 — dix-neuf jours après l’agression. Aucune autre information n’a filtré. Les circonstances exactes — l’heure précise, la présence ou non de personnel soignant au moment des faits, l’identité de l’agresseur présumé — ne sont pas documentées dans l’article.

Un service gériatrie, une patiente vulnérable

Josefa Muñoz a 93 ans. Elle est hospitalisée au service gériatrie du centre hospitalier de Bergerac. Ce service accueille des patients âgés, souvent dépendants, parfois désorientés. Un environnement où la vigilance est censée être maximale.

Selon Sud Ouest, l’agresseur présumé est un autre patient du même service. Son identité n’est pas révélée. Son état de santé non plus. L’article ne précise pas s’il était connu pour des comportements violents, ni s’il faisait l’objet d’une surveillance particulière.

La famille de la victime, elle, ne décolère pas. Elle dénonce une négligence de l’établissement. Pourquoi un patient a-t-il pu s’approcher d’une nonagénaire alitée ? Pourquoi personne n’est intervenu ? Ces questions restent, à ce stade, sans réponse.

La direction de l’hôpital, interrogée par Sud Ouest, réagit. « Évidemment, nous regrettons complètement ce qu’il s’est passé et présentons nos excuses à la patiente et sa famille », déclare le directeur adjoint du centre hospitalier de Bergerac. Une phrase. Pas de détails sur les mesures prises depuis l’incident.

Aucune procédure judiciaire mentionnée

Le traitement judiciaire de cette affaire est, pour l’instant, un trou noir. L’article de Sud Ouest ne mentionne ni dépôt de plainte, ni enquête préliminaire, ni garde à vue. Rien.

Est-ce que la famille a porté plainte ? Est-ce que l’hôpital a signalé les faits au parquet ? Est-ce que l’agresseur présumé a été identifié, entendu, placé en garde à vue ? Le journal ne le dit pas.

Cette absence d’information est significative. Elle peut signifier que l’enquête n’a pas encore débuté, ou qu’elle est en cours mais non rendue publique. Dans un cas comme dans l’autre, le lecteur doit rester prudent. La présomption d’innocence s’applique à la personne mise en cause, dont l’identité n’est d’ailleurs pas connue.

Ce que ce fait divers dit de la France

Un oreiller. Un visage. Une femme de 93 ans qui ne peut plus respirer. Ce fait divers — local, presque intime — dit quelque chose de plus large.

Il révèle les difficultés de prise en charge des patients âgés dans un système hospitalier confronté à des contraintes de sécurité et de moyens. Les services de gériatrie sont souvent sous-dimensionnés. Le personnel manque. Les patients, parfois désorientés, peuvent représenter un danger pour eux-mêmes ou pour les autres.

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de tentatives d’homicide progresse très fortement en France — 8 % par an depuis 2016. Ce chiffre ne concerne pas spécifiquement les hôpitaux, mais il dessine une tendance : la violence augmente, y compris dans des lieux censés être protégés.

Dans les établissements de santé, les agressions sont fréquentes. Une étude citée par Actu Orange indique que 73 % des faits relevés sont des agressions verbales et des menaces, en forte augmentation depuis le début des années 2000. Les agressions physiques, comme celle subie par Josefa Muñoz, sont moins nombreuses mais potentiellement mortelles.

Le directeur adjoint de l’hôpital de Bergerac a déclaré à Sud Ouest que « le service n’est pas habilité à “contentionner” des personnes, contrairement aux unités spécialisées ». Une phrase qui en dit long. Les services de gériatrie ne sont pas des unités psychiatriques. Ils n’ont ni les moyens ni la formation pour gérer des patients violents. Pourtant, ils en accueillent.

« Ce week-end, un patient a arraché un lavabo du mur », a également confié le directeur adjoint. Un détail qui donne le vertige. Si un patient peut arracher un lavabo, que peut-il faire à un autre patient ?

La question est posée. Elle reste sans réponse.

En attendant

Josefa Muñoz est à l’Ehpad de Lalinde. Elle récupère. Ses hématomes s’estompent. Mais le traumatisme, lui, reste.

La famille attend des réponses. L’hôpital a présenté ses excuses. La justice, pour l’instant, ne s’est pas saisie de l’affaire — du moins publiquement.

Ce fait divers, rapporté par une seule source, mérite d’être suivi. Parce qu’il touche à la vulnérabilité extrême. Parce qu’il pose la question de la sécurité dans les établissements de soin. Parce qu’une femme de 93 ans a failli mourir — étouffée sous un oreiller, dans un hôpital censé la protéger.

Le Dossier suivra cette affaire.

Sources :

  • Sud Ouest — « “Il a mis un oreiller sur ma tête, je ne pouvais plus respirer” : agressée par un autre patient dans un hôpital de Dordogne, une nonagénaire témoigne », par Thomas Jonckeau, 21 juillet 2026.

📰Source :youtube.com

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