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Faits diversÉpisode 10/1

Home-jacking chez Donnarumma : le procès des commanditaires présumés s'ouvre en septembre

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-11
Illustration: Home-jacking chez Donnarumma : le procès des commanditaires présumés s'ouvre en septembre
© Illustration Le Dossier (IA)

L'agression

Les faits sont documentés par plusieurs sources — l'AFP, reprise par Sud Ouest et Le Parisien. Donnarumma a été frappé au visage, ligoté. Les agresseurs ont attaché sa compagne, enceinte, avec des câbles. Puis ils sont repartis avec de l'argent, des montres, des sacs de luxe, un téléphone et des clés de voiture.

Le témoignage du gardien italien glace le sang. « J'étais impuissant, je ne pouvais rien faire », a-t-il confié, selon les sources consultées. Un homme de deux mètres, champion d'Europe, réduit à l'impuissance dans son propre lit.

Les avocats des victimes — Mes Pierre-Louis Dauzier, Annabelle Faci et Thomas Klotz — ont réagi dans un communiqué relayé par les deux médias : « Ces agissements d'une violence inouïe sont ce jour encore incompréhensibles pour nos clients qui restent profondément choqués. » La formule est sobre. Le constat, implacable.

Le Parisien comme Sud Ouest s'accordent sur le déroulé des faits. Aucune divergence majeure entre la presse locale et nationale. Les deux sources citent l'AFP comme origine commune des informations factuelles — ce qui explique la cohérence du récit.

Les mis en cause

Le dossier judiciaire comporte deux volets. Le premier, jugé devant le tribunal pour enfants, a déjà abouti. Deux hommes — mineurs au moment des faits, en juillet 2023 — ont été condamnés. Sud Ouest précise qu'il s'agit d'« adolescents », sans donner leur âge exact ni la nature de la peine. Les informations disponibles ne permettent pas d'en dire plus.

Le second volet concerne trois hommes majeurs. Leur procès s'ouvrira en septembre 2026 devant le Tribunal de Paris. Le principal mis en cause — le commanditaire présumé — s'appelle Ilyas Kherbouch, alias « Ganito », selon Le Parisien. Les deux autres suspects n'ont pas été nommés dans les sources disponibles.

Le Parisien titre sur « Ganito » comme figure centrale. Sud Ouest parle de « trois suspects, dont le commanditaire présumé Ilyas Kherbouch ». La nuance est mince : les deux médias désignent le même homme comme le cerveau présumé de l'opération.

Mais la présomption d'innocence s'applique. Ilyas Kherbouch n'a pas été reconnu coupable. Il sera jugé en septembre.

Le traitement judiciaire

Pourquoi un délai de trois ans entre les faits et le procès des majeurs ? La question mérite d'être posée. Le cambriolage — ou home-jacking, pour être précis — date de juillet 2023. Le premier volet, celui des mineurs, a été jugé rapidement devant le tribunal pour enfants. Le second, celui des majeurs, attend septembre 2026.

Sud Ouest et Le Parisien n'expliquent pas ce calendrier. Les sources ne mentionnent ni les raisons du délai ni les étapes intermédiaires de l'enquête. On ignore si des mandats de dépôt ont été délivrés, si une information judiciaire a été ouverte, ou si des investigations complémentaires ont ralenti la procédure.

Ces questions restent sans réponse. Pour l'instant.

Ce que l'on sait, c'est que le procès se tiendra à Paris. Pas dans une ville de province, pas dans le Sud-Ouest d'où est originaire Sud Ouest — mais au cœur de la capitale, là où les faits ont eu lieu. Avenue Montaigne, l'une des artères les plus chic de Paris, à deux pas des Champs-Élysées.

Le contexte

Gianluigi Donnarumma n'est pas une victime ordinaire. Gardien de but international italien, star du Paris Saint-Germain, il évolue dans un univers de célébrité et de richesse. Son domicile parisien — avenue Montaigne — est un signal fort pour les malfaiteurs.

Les objets volés le confirment : montres de luxe, sacs de marque, argent liquide, téléphone haut de gamme, clés de voiture de sport. Un butin qui témoigne d'une cible soigneusement choisie.

Mais la violence est inhabituelle. Frapper un homme au visage, ligoter sa compagne enceinte avec des câbles — ce n'est pas un simple cambriolage. C'est une agression physique et psychologique. Les avocats des victimes parlent de « violence inouïe ». Le terme n'est pas employé à la légère.

Le Parisien et Sud Ouest insistent tous deux sur cet aspect. La violence est le fil rouge du récit journalistique. Elle justifie le qualificatif de « home-jacking » plutôt que de simple « cambriolage ».

Ce que ça dit de la France

Ce fait divers illustre une réalité plus large. Les personnalités publiques — sportifs, artistes, hommes politiques — sont des cibles privilégiées pour les cambrioleurs organisés. Leurs domiciles sont connus, leurs horaires souvent prévisibles, leurs biens faciles à revendre.

Mais le système judiciaire français peine à répondre avec la rapidité nécessaire. Trois ans entre le cambriolage et le procès des majeurs. C'est long. Très long, pour des victimes qui vivent avec le traumatisme.

Le décalage est frappant : d'un côté, les deux adolescents ont été jugés rapidement, par un tribunal spécialisé. De l'autre, les trois hommes présumés commanditaires attendent septembre 2026. Pourquoi cette différence ? Les sources disponibles ne le disent pas. Mais on peut supposer que la complexité de l'enquête — identification des complices, recoupement des témoignages, analyse des objets volés — a joué un rôle.

Le problème n'est pas nouveau. Les affaires de cambriolages avec violences — surtout quand elles ciblent des célébrités — mettent en lumière les lenteurs de la justice pénale française. Les effectifs insuffisants, la surcharge des tribunaux, la complexité des procédures : tout cela contribue à un sentiment d'impunité pour les auteurs, et d'abandon pour les victimes.

Donnarumma et sa compagne ont été « profondément choqués », selon leurs avocats. Ils attendent depuis trois ans que la justice passe pour les commanditaires présumés. Leur procès s'ouvre en septembre. Le dossier est loin d'être clos — mais une page va se tourner.

Sources :

  • Sud Ouest — « Cambriolage du domicile de Gianluigi Donnarumma : trois hommes jugés en septembre, deux adolescents déjà condamnés » (11 juillet 2026)
  • Le Parisien — « Home-jacking chez Donnarumma : « Ganito » sera jugé en septembre pour le cambriolage « d'une violence inouïe » de l'ex-Parisien » (11 juillet 2026)
  • AFP (citée par les deux médias)

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