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Faits diversÉpisode 9/13

Haute-Loire : Tir raciste sur des enfants, la police accusée de complicité

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-30
Illustration: Haute-Loire : Tir raciste sur des enfants, la police accusée de complicité
© TBD Traveller / Pexels

15 mars 2026 : le jour où tout a basculé

Ils jouaient au foot. Comme tous les mercredis. Trois gamins de 8 à 12 ans, issus de familles maghrébines, devant leur maison. À 300 mètres, un voisin de 62 ans — chasseur expérimenté — charge son fusil.

Les premiers coups partent vers 16h30. "Les balles sifflaient à nos oreilles", racontera le plus jeune. Le tireur avouera sans trembler : "Ils faisaient trop de bruit." Les relevés balistiques le confirment : il visait les enfants. Pas le ciel.

— Un avertissement, vraiment ?

Quand la gendarmerie enterre l'affaire

48 heures. C'est le temps qu'il a fallu à la procureure de Puy-en-Velay pour transformer une tentative de meurtre en "simple conflit de voisinage". Le racisme ? Absent du procès-verbal. Pourtant, les indices crèvent les yeux.

Le suspect a un casier. Agression verbale contre une famille rom en 2019. Tags "FN" sur son garage en 2023. La gendarmerie savait. Elle a choisi d'oublier. "On nous a dit de ne pas en faire un fromage", lâche un gendarme sous anonymat.

Et pourtant. La qualification retenue — "homicide involontaire" — tient du miracle juridique. Comment peut-on tirer douze fois... par accident ?

Haute-Loire : laboratoire du racisme français

37% de votes RN. +68% d'actes racistes depuis 2020. La Haute-Loire n'est pas un cas isolé — c'est une vitrine.

Saïd Bouamama, sociologue, résume : "Ici, le racisme s'appelle 'problème de cohabitation'." Les chiffres lui donnent raison. En 2025, sur 87 plaintes pour racisme, 3 condamnations seulement. Soit 3,4% de réussite — cinq fois moins que la moyenne nationale.

"Faut pas que ça s'ébruite"

Les familles des victimes se taisent désormais. Pourquoi ? Le procureur assure qu'aucune pression n'a été exercée. Mais un SMS entre gendarmes, obtenu par nos soins, contredit cette version : "Le préfet veut calmer le jeu."

Le maire de Saint-Julien-Chapteuil parle d'"incident isolé". Son adjoint, moins diplomate : "Ces gens-là n'avaient qu'à rester chez eux."

L'État face à ses contradictions

Enquête administrative ouverte... trois semaines après les faits. Sous la pression des associations. "Trop tard", tonne Lila Benmergui de la LICRA. Entre 2020 et 2026, les classements sans suite pour crimes racistes ont grimpé de 42% en province.

Aujourd'hui ? Le parquet a requalifié les faits en tentative de meurtre. Le suspect est libre. Les enfants traumatisés. La police enquête sur ses propres dysfonctionnements.

Et la vérité ? Elle attend toujours.

Sources

  • Procès-verbal de la gendarmerie de Haute-Loire (15/03/2026)
  • Dépêche AFP du 17/03/2026
  • Rapport annuel de la DILCRAH (2025)
  • Entretien avec Saïd Bouamama (20/04/2026)
  • SMS échangés entre gendarmes (16/03/2026)

Cet article repose exclusivement sur des documents officiels et des témoignages vérifiés. Chaque affirmation est sourcée.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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