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10 000 additifs aux États-Unis : pourquoi la Norvège a amené sa nourriture au Mondial

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-25
Illustration: 10 000 additifs aux États-Unis : pourquoi la Norvège a amené sa nourriture au Mondial
© YouTube

Des centaines de kilos de nourriture. Du poisson, du fromage, des produits de base. C'est ce que l'équipe de Norvège a transporté jusqu'aux États-Unis pour le Mondial. Pas un caprice de star. Une question de survie alimentaire.

Erling Haaland, attaquant de Manchester City né le 21 juillet 2000 à Leeds, est le fer de lance de cette sélection. Mais le problème ne concerne pas que lui. Il concerne tous ceux qui mettent un pied dans un supermarché américain.

Alors, voilà les faits.

300 contre 10 000 — et pourtant.

Le chiffre donne le vertige. Dans l'Union européenne, 300 additifs et produits chimiques sont autorisés dans la nourriture. Aux États-Unis, c'est 10 000. Un rapport de un à trente-trois. Vous avez bien lu.

La procédure d'approbation ? Radicalement différente. En Europe, avant de mettre un nouvel additif sur le marché, il faut l'accord de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Des tests indépendants, des analyses toxicologiques, des années d'évaluation.

Aux États-Unis, le système est inversé. Une entreprise paie ses propres experts pour vérifier si un nouvel ingrédient est sans danger. Puis elle le met en vente sans demander l'autorisation de l'État. C'est comme si, pour obtenir son permis de conduire, il suffisait de crier « Vroum Vroum » devant l'examinateur.

« Dans l'Union européenne, y'a 300 additifs et produits chimiques autorisés dans la nourriture. Aux États-Unis, c'est 10 000 ! », affirme la vidéo. Et elle assène : « En Europe, on regarde fort avant d'autoriser. Aux États-Unis, on regarde limite après. »

Du pain au bromate : le cancer dans l'assiette

Prenons un produit banal : le pain de mie. La version américaine de base contient souvent du bromate de potassium. Un additif chimique ultra-efficace pour faire gonfler la pâte. Mais un cancérigène reconnu.

« Il est strictement interdit en Europe », insiste la vidéo. Pourtant, des millions d'Américains en consomment chaque jour sans le savoir.

Le pain n'est pas seul en cause. Les œufs, ce produit simple, subissent un traitement radical. En Europe, les producteurs ne lavent pas les œufs. Pourquoi ? Pour préserver la barrière protectrice naturelle contre les bactéries. Aux États-Unis, ils les lavent avec des détergents chimiques. Cette pratique détruit la couche protectrice. Résultat : les œufs doivent rester au frigo pour éviter la salmonelle.

Même logique pour le poulet. Les Américains le lavent au chlore et à d'autres produits chimiques. Une pratique interdite en Europe depuis presque trente ans. La vidéo compare ces substances à celles « que doit utiliser la mafia pour dissoudre des corps dans des baignoires ».

Une viande aux hormones : le steak pré-entraîné

Haaland commande un steak pour ses protéines. Mais le bœuf américain a peut-être déjà commencé sa préparation physique avant lui.

Aux États-Unis, les bovins reçoivent des hormones de croissance : testostérone, œstrogène, progestérone. Des substances interdites dans l'Union européenne. Et ce n'est pas tout. Pour obtenir une viande moins grasse, les éleveurs utilisent de la ractopamine. Un nom qui ressemble à un médicament contre les morsures de serpent. Interdit en Europe aussi.

La vidéo le dit sans détour : « Le bœuf avait déjà commencé sa préparation physique avant lui. »

McDo et Fanta : le pétrole dans le soda

Imaginons qu'après une victoire, Haaland décide de manger des frites au McDonald's. En Europe, des frites, c'est simple : des pommes de terre, du sel, de l'huile. Aux États-Unis, la recette en contient presque une vingtaine. Des additifs, des arômes artificiels, des conservateurs.

Et s'il ajoute un Fanta orange ? Là, le problème s'aggrave. Le Fanta américain contient des colorants dérivés du pétrole. « À quel moment y'a des gens qui ont vu ça et se sont dit : 'Ça, ça va être délicieux' ? », s'interroge la vidéo.

Pas de Nutri-Score non plus. Aux États-Unis, ce système d'étiquetage nutritionnel n'existe pas. Et même s'il existait, « la lettre E ne suffirait pas. Il faudrait aller jusqu'à la lettre Z ou directement mettre un émoji tête de mort sur l'emballage », ironise l'auteur.

Lobbying : le vrai poids des géants de l'ultra-transformé

Comment un tel système peut-il perdurer ? La réponse est dans les budgets. L'industrie des aliments ultra-transformés dépense plus d'argent en lobbying que les secteurs du tabac et de l'alcool réunis.

« Les mecs ont un budget tellement balèze qu'ils pourraient te convaincre que l'eau de Javel, c'est excellent pour le transit ! », lance la vidéo.

Ces dépenses colossales permettent de maintenir un cadre réglementaire favorable. Les entreprises auto-certifient leurs additifs. Les contrôles sont minimaux. Les consommateurs paient le prix fort — en santé.

Une question de choix — et de conséquences

Haaland et ses coéquipiers ont peut-être eu raison d'apporter leur propre nourriture. Mais que faire pour les 330 millions d'Américains qui n'ont pas cette option ? Près de 20 % des familles gagnant moins de 50 000 dollars par an sautent des repas — un taux deux fois supérieur à la moyenne nationale (source : nlto.fr).

La différence entre l'UE et les États-Unis n'est pas qu'une question de goût. C'est une question de santé publique. Les additifs autorisés outre-Atlantique sont interdits en Europe pour de bonnes raisons. Le bromate de potassium, le chlore, les hormones de croissance, la ractopamine — autant de substances dont l'innocuité n'est pas prouvée.

La vidéo pose une question simple : « Que pensez-vous de la nourriture aux États-Unis ? » La réponse, pour les joueurs norvégiens, semble déjà tranchée. Ils ont voté avec leurs valises.

Sources : Vidéo YouTube « Haaland et la nourriture américaine » (https://youtube.com/watch?v=2VcuPtsSFD8). Données vérifiées : fr.wikipedia.org (Erling Haaland), nlto.fr (statistiques alimentaires aux États-Unis).

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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