Guy Bois révèle les dangers de la mondialisation

Une analyse qui claque
- Guy Bois publie Une nouvelle servitude : essai sur la mondialisation. Visionnaire ? C’est peu dire. Deux décennies plus tard, ses thèses touchent encore au cœur des débats actuels.
"La mondialisation est une désubstantialisation de la démocratie." Cette phrase, écrite il y a vingt ans, frappe par son acuité. Bois décrit un monde où les nations perdent leur souveraineté. Les décisions ? Prises ailleurs. Par d’autres.
Jacques Sapir, dans sa préface à la réédition, ne s’y trompe pas : "Guy Bois avait tout l'équipement intellectuel pour analyser cette crise. Son analyse structurelle est entièrement validée."
Les faits lui donnent raison. La crise des subprimes en 2008, l'échec de l'intervention américaine en Irak, l'ascension fulgurante de la Chine. Bois avait anticipé ces bouleversements.
Initialement publié chez François-Xavier de Guibert, un éditeur catholique conservateur, le livre renaît aujourd'hui chez Perspective Libre. Une nouvelle génération peut enfin découvrir cette analyse percutante.
La mondialisation, une servitude moderne
Pour Bois, la mondialisation ne se résume pas à un phénomène économique. C’est un système de domination. Une nouvelle forme de servitude.
Au cœur de ce système ? Les États-Unis. Une hégémonie sans partage. Mais Bois le pressent dès 2003 : "Le siècle américain ne durera pas." Audacieux, à l’époque.
Jacques Sapir enfonce le clou : "Ce siècle américain qu'on nous annonce ne dure en réalité que de 1991 à 2003. Cinq ans." La crise des subprimes en 2008 confirme cette prédiction.
Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) remettent en cause cette hégémonie. Sapir rappelle un détail savoureux : "Les Chinois étaient furieux de la non-gestion de cette crise par les États-Unis."
Selon Bois, la mondialisation sonne le glas de la politique. Les élites nationales ont trahi leurs peuples. Elles servent des puissances étrangères.
Une démocratie vidée de sa substance
La mondialisation n’est pas qu’une crise économique ou géopolitique. C’est une crise de la démocratie. Bois insiste sur ce point.
"La démocratie perd sa substance." Les décisions ne sont plus prises par les peuples. Elles sont imposées par des puissances extérieures. Les élites ? Déconnectées des réalités locales.
Jérôme Courant, dans sa postface, le souligne sans détour : "Ce qu'on appelle mondialisation, c'est une désubstantialisation de la démocratie." Une démocratie vidée de son sens.
Alban Mathieu ajoute : "On voit aujourd'hui cette idéologie politique se développer. La transgression culturelle, l'acceptation de la mondialisation économique, une forme d'autoritarisme."
Les conséquences ? Les partis politiques traditionnels, de gauche comme de droite, sont incapables de répondre à cette crise. Bois l’avait prédit dès 2003.
L'université en crise
Bois ne s’arrête pas à la politique. Il aborde aussi la crise de l'université. Une institution centrale de la démocratie.
"L'effondrement intellectuel de l'université." Cette phrase, écrite en 2003, résume une réalité aujourd’hui criante. L'université est en crise. Une crise profonde.
Jérôme Courant raconte : "En master, j'avais une étudiante qui m'a dit : 'Monsieur, je ne lis pas de livres, je ne veux pas être évaluée sur des livres.' Et elle a eu son master."
Une anecdote révélatrice. L'université, autrefois lieu de savoir et de réflexion, est devenue un espace de médiocrité. Bois le voit venir. Il décrit un processus de délitement.
Alban Mathieu ajoute : "Cette crise de l'université, c'est une conséquence de la mondialisation. L'idéologie postmoderne, le relativisme, ont envahi l'université."
Les conséquences sont lourdes. Une génération entière est marquée par cette médiocrité. Une médiocrité qui nourrit le désarroi politique.
Une lecture indispensable
Le livre de Guy Bois est aujourd'hui réédité. Pourquoi est-il encore pertinent ?
"Ce livre est une lecture indispensable." Jacques Sapir insiste sur ce point. L'analyse de Bois reste actuelle. Les problèmes qu'il décrit sont encore là. Plus présents que jamais.
Jérôme Courant ajoute : "Ce livre pose les bases d'une théorie du souverainisme social." Une théorie nécessaire aujourd'hui. Face à la crise de la mondialisation, il faut repenser la démocratie.
Alban Mathieu souligne l'actualité de cette analyse. "Ce qui se passe actuellement, Bois l'avait vu venir. La transgression culturelle, l'acceptation de la mondialisation économique, une forme d'autoritarisme."
La lecture de ce livre est donc essentielle. Pour comprendre les enjeux actuels. Pour imaginer des solutions. Pour construire une démocratie véritable.
Conclusion
Guy Bois, en 2003, avait vu venir la crise actuelle. Son analyse de la mondialisation reste pertinente. Plus que jamais.
"Ce livre est une lecture indispensable." Jacques Sapir, Jérôme Courant, Alban Mathieu insistent sur ce point. Face à la crise de la démocratie, face à la montée des inégalités, face à l'effondrement de l'université, il faut lire Guy Bois.
Une nouvelle édition est disponible. Une nouvelle génération peut découvrir cette analyse percutante. Une analyse qui éclaire notre présent. Et notre avenir.
À suivre.
Par la rédaction de Le Dossier


