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Goodyear supprime 400 postes en France d’ici 2028 : l’emploi sacrifié ?

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-21
Illustration: Goodyear supprime 400 postes en France d’ici 2028 : l’emploi sacrifié ?
© Illustration Le Dossier (IA)

Coup de massue. Goodyear, le géant américain du pneumatique, vient d'annoncer la suppression de 400 emplois en France d'ici 2028. Ni les sites concernés, ni les compensations ne sont précisés. Une opération éclair qui laisse les salariés dans l'angoisse.

Quand l'économie saigne l'humain

400 postes. Soit une usine entière mise à terre. Derrière ce chiffre, des pères, des mères, des vies.

Goodyear invoque des "difficultés économiques". Mais le calcul est simple : quand une multinationale tousse, ce sont ses employés qui crachent le sang.

L'annonce est tombée comme un couperet. Aucune concertation. Pas un mot aux syndicats. "On nous traite comme du bétail", souffle un délégué CGT sous anonymat.

La méthode Goodyear : brouiller les pistes

Quelles usines ? Quels départements ? Goodyear garde la bouche cousue. Stratégie évidente : étouffer dans l'œuf toute velléité de résistance.

Les syndicats réclament des détails depuis une semaine. En retour ? Un silence radio. Et côté compensations, le néant. Pas de reclassement. Pas de formation. Juste la porte.

Michelin en 2025 : 500 postes supprimés. Continental : 1 200. Le secteur du pneumatique saigne à blanc. Mais est-ce vraiment une fatalité ?

Entre 2020 et 2026, l'industrie française a perdu 150 000 emplois. Les usines ferment. Les actionnaires jubilent. Les travailleurs trinquent.

Licenciés, pas consultés

Les salariés de Goodyear l'ont appris comme ça. Un matin. Par un communiqué laconique.

Les syndicats promettent la bataille. Mais face à un géant coté au Nasdaq, leurs armes semblent dérisoires. "On va se battre", martèle un représentant FO. La détermination est là. Les moyens, moins.

Et l'État ? Spectateur impuissant — ou complice ? Les lois protègent davantage les profits que les prolos.

Goodyear doit (enfin) parler

Trois questions brûlantes :

  1. Qui va sauter ?
  2. Où ?
  3. Avec quelles indemnités ?

Goodyear se drape dans le secret. Inacceptable. Les salariés méritent la vérité. Toute la vérité.

Cette restructuration pose une question plus large : jusqu'où peut-on laisser les multinationales jouer aux apprentis sorciers avec l'emploi ?

Chaque chiffre cache un drame. Chaque "plan social" est un séisme. Goodyear a-t-il seulement mesuré l'impact humain de sa décision ?

Une chose est sûre : dans cette partie d'échecs, les pions, ce sont toujours les mêmes.

Sources

  • Le Monde

Par la rédaction de Le Dossier

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