Gérard Darmon : neuf femmes l'accusent, sa pièce annulée
Neuf femmes. Une enquête journalistique. Zéro plainte pénale. Et une pièce de théâtre qui ne se jouera pas.
Gérard Darmon est au centre d'une tempête où le droit du travail, la liberté de création et la présomption d'innocence s'entrechoquent. Selon l'enquête de Politis, rapportée par l'émission C dans l'air, les témoignages convergent. La société de production, elle, invoque la crainte de perturbations.
Ce que disent les témoignages
Neuf femmes. Toutes ont travaillé avec Gérard Darmon. Toutes décrivent des insultes, des gestes ou des humiliations à caractère sexiste — et même sexuel, selon la vidéo de C dans l'air. La plupart des accusatrices avaient moins de 30 ans à l'époque.
L'enquête a été publiée par Politis. Les faits ont été vérifiés, recoupés. Les journalistes ont constaté un mode opératoire régulier, répété.
Aucune plainte pénale n'a été déposée. C'est le fait central.
La société de production, elle, a annulé la pièce. Son motif officiel : la crainte de perturbations par des féministes.
Le contexte qui éclaire l'affaire
Plusieurs des neuf femmes avaient parlé à l'époque des faits, selon la vidéo de C dans l'air. Résultat : elles ont été écartées. On leur a dit, selon la vidéo : « écoute, c'est bon ».
Où en est la justice ?
Aucune plainte n'a été déposée. Aucune enquête pénale n'est ouverte. Gérard Darmon n'est pas poursuivi. Il est mis en cause par une enquête de presse.
La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a rappelé un point juridique : le délit d'entrave à la liberté de création et de diffusion existe.
Selon la vidéo, l'employeur a une obligation légale de protéger ses salariés. Dès qu'un signalement est fait, il doit diligenter une enquête. Il doit protéger ceux qui ont parlé. Il peut sanctionner. Le Code du travail est précis sur ce point.
La société de production n'a pas choisi cette voie. Elle a annulé la pièce. Elle a invoqué la peur des perturbations.
Ce que ça révèle de la France
Le débat oppose le principe de précaution à la liberté de création et la présomption d'innocence, selon la source.
Les femmes qui ont parlé vivent avec une angoisse permanente. Certaines l'ont dit : prendre la parole, c'est une violence supplémentaire.
Et maintenant ?
La pièce ne se jouera pas. Gérard Darmon, lui, n'a pas été condamné. Il n'a même pas été poursuivi. Il est présumé innocent.
Les neuf femmes, elles, ont obtenu une annulation.
La question qui reste : pourquoi aucune plainte n'a-t-elle été déposée ? Les accusatrices expliquent que le processus est long, violent, épuisant. Certaines ont été écartées après avoir parlé à l'époque.
Le cas Darmon est particulier. Il n'y a pas de plainte. Il n'y a pas de procès. Il y a une enquête de presse, neuf témoignages convergents, et une pièce annulée.
Sources :
- C dans l'air (YouTube)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


