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Faits diversÉpisode 5/2

Gérald Marie, ex-directeur d’Elite, visé par six plaintes pour viol

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-19
Illustration: Gérald Marie, ex-directeur d’Elite, visé par six plaintes pour viol
© Illustration Le Dossier (IA)

Accroche

Ce 11 décembre 1999, Thierry Ardisson accueille Gérald Marie sur le plateau de « Tout le monde en parle ». La mine goguenarde, l’ex-directeur d’Elite Model Management s’installe sous les sourires des autres invités. Il est accompagné de deux longues jeunes femmes brunes. Des mannequins. Ce soir-là, il vient répondre aux accusations d’un reportage de la BBC, tourné en caméra cachée. Vingt-sept ans plus tard, six plaintes pour viol sont déposées contre lui.

Les faits

Six mannequins ont porté plainte contre Gérald Marie pour viol, le 15 juillet 2026 — selon Le Figaro. L’information, rapportée par le quotidien le 19 juillet, n’est pour l’instant corroborée par aucune autre source. Le Dossier appelle donc à la plus grande prudence : les faits reprochés, les circonstances exactes et l’identité des plaignantes ne sont pas encore établis publiquement.

Le Figaro décrit Gérald Marie comme l’ancien « golden-boy » d’Elite, figure du mannequinat des années 1980-2000. Il serait, selon le journal, la « nouvelle figure d’un “système d’exploitation sexuelle” ». L’expression est attribuée au quotidien, qui cite d’anciens top models. Ces derniers affirment que Marie usait des mêmes méthodes que Jean-Luc Brunel, autre figure du milieu, en plaçant sous son emprise des « filles » vulnérables.

Un reportage de la BBC, réalisé en caméra cachée par un journaliste d’investigation s’étant présenté comme photographe de mode, avait déjà mis au jour ces pratiques en 1999. Les images révélaient un monde vicié où des mannequins — souvent mineures — seraient abusées sexuellement par les hommes encadrant leurs débuts de carrière. Gérald Marie avait alors été invité à s’expliquer sur le plateau de Thierry Ardisson.

Le contexte

Gérald Marie est né en 1950. Homme d’affaires français, il a dirigé Elite Model Management Europe, l’une des agences les plus influentes au monde. Le concours « Elite Look of the Year » — passerelle prisée pour de jeunes filles à peine sorties de l’adolescence — était l’un de ses outils de recrutement.

Autre figure du mannequinat des années 1980-2000, Jean-Luc Brunel a lui aussi été accusé de viols par d’anciens mannequins. L’affaire Epstein, dans laquelle Brunel était impliqué, a contribué à briser l’omerta qui entourait ces pratiques. Gérald Marie est désormais présenté, selon Le Figaro, comme le pendant de Brunel dans ce « système d’exploitation sexuelle ».

Les circonstances exactes des plaintes déposées le 15 juillet restent floues. Le Dossier n’a pas pu consulter les documents judiciaires. La version de Gérald Marie n’est pas connue à ce stade. Le Figaro précise que l’article est réservé aux abonnés — ce qui limite l’accès aux détails.

Le traitement judiciaire

Aucune information n’a été rendue publique concernant l’ouverture d’une enquête, une garde à vue ou une mise en examen. Le Dossier ignore si le parquet a été saisi. Les plaintes ont été déposées le 15 juillet 2026, mais leur traitement judiciaire n’est pas documenté.

La présomption d’innocence s’applique pleinement. Gérald Marie n’est, à ce jour, que mis en cause par des accusations. Aucune décision de justice n’a été rendue.

Ce que ça dit de la France

Cette affaire révèle une tension profonde dans la société française : le rapport à la violence sexuelle et à l’impunité des puissants. Gérald Marie a dirigé Elite pendant des années. Il a été reçu à la télévision en 1999 pour répondre à des accusations graves. Et pourtant. Il a fallu attendre 2026 — vingt-sept ans — pour que six plaintes soient déposées.

Pourquoi un tel délai ? La peur de parler. La crainte de représailles. L’omerta d’un milieu fermé. Le mannequinat, comme d’autres industries, a longtemps fonctionné sur un système de silence. Les jeunes filles — souvent mineures, vulnérables, venues de provinces ou de l’étranger — étaient livrées à elles-mêmes.

Le Figaro évoque un « système d’exploitation sexuelle ». Ce n’est pas un cas isolé. (Non, vous avez bien lu.) C’est un mécanisme. Et ce mécanisme a des noms. Gérald Marie en est un. Jean-Luc Brunel en était un autre.

La France, patrie des droits de l’homme, peine encore à protéger les plus fragiles. Les inégalités territoriales jouent aussi : beaucoup de ces jeunes filles venaient de régions éloignées, sans réseau, sans soutien. Le concours « Elite Look of the Year » était une promesse de gloire. Pour certaines, il a été un piège.

À suivre. L’enquête — si elle est ouverte — dira si la justice rattrape enfin ceux qui ont longtemps échappé à ses filets.

Sources :

  • Le Figaro — « Rattrapé par les accusations de mannequins, Gérald Marie, ancien golden-boy d’Elite et nouvelle figure d’un “système d’exploitation sexuelle” », par Rozenn Morgat, 19 juillet 2026.

📰Source :youtube.com

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Épisode 5 · 2026-07-19

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