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Gendarmes traquent les épaves de voitures pour résoudre des cold cases

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-18
Illustration: Gendarmes traquent les épaves de voitures pour résoudre des cold cases
© YouTube

Accroche

Conflans-Sainte-Honorine, bord de Seine. Un zodiac de la brigade fluviale tangue sur l’eau. À son bord : une équipe de plongeurs et un sonar — détourné de son usage premier, la pêche. L’objectif ? Repérer des voitures englouties. Remonter le temps. Peut-être résoudre des disparitions sans réponse.

Derrière l’opération, un projet national. Il recense, partout en France, les épaves sous l’eau.

Les faits

Les gendarmes de la brigade fluviale utilisent un sonar de pêcheur pour cartographier le fond des cours d’eau. « On a un partenaire extérieur qui nous partage certaines positions de voiture », explique le gendarme à l’initiative du projet. La sonde, placée derrière le bateau, retransmet une image sur écran. « C’est du matériel de pêcheur finalement, qu’on va détourner pour la recherche de voiture. C’est très efficace. »

Une forme noire et anguleuse apparaît sur le moniteur. « Ici la forme que vous voyez, en fait c’est une voiture », précise le militaire. Les plongeurs descendent. Ils confirment la présence, matérialisée par une bouée en surface. Puis ils examinent la carrosserie, notent l’état du véhicule, vérifient s’il reste une immatriculation lisible.

Depuis la création du projet, quatre cadavres ont été retrouvés. « Des enquêtes sont en cours », indique le reportage. « Ça peut être des accidents, ça peut être des suicides, mais ça peut aussi être des affaires criminelles. » Voilà le spectre.

Le bilan des dernières plongées à Conflans : quatre voitures localisées en une seule sortie. Parmi elles, une ancienne, sur ses roues — « le toit arraché, très envasé avec du sable et immatriculation connue ». Les autres sont trop dégradées pour être identifiées. Chaque position est reportée sur une cartographie qui servira aux fouilles ultérieures. « On reviendra ultérieurement pour faire les recherches complémentaires, pour retirer tous les sédiments qu’il y a à l’intérieur de la voiture et s’assurer qu’elles sont claires à l’intérieur. »

À ce jour, plus de 3 000 épaves ont été localisées dans les lacs, rivières et canaux de France. Soixante ont été fouillées intégralement. Le projet est loin d’être terminé.

Le contexte

L’initiative est née d’un gendarme de la brigade fluviale. Son idée : utiliser un sonar de pêcheur pour une mission judiciaire. « Tenter de résoudre des affaires non élucidées, de donner des réponses aux familles après des disparitions », résume-t-il.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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