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Justice

Gang marseillais : le choc Oualane contre Oualane au tribunal

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-31
Illustration: Gang marseillais : le choc Oualane contre Oualane au tribunal
© Illustration Le Dossier (IA)

Un duel judiciaire historique

Driss contre Amine. Même nom, même sang, même guerre. Ce 31 mars 2026 à Aix-en-Provence, la cour d’assises devient l’arène d’un règlement de comptes inédit. Driss "Tatoo" Oualane, repenti, face à Amine Oualane, l’un des six accusés. Pas de caméras. Pas de regards croisés. Juste une voix distordue par les haut-parleurs — et des mots qui brûlent.

"Œil pour œil, dent pour dent." La phrase tombe comme un couperet. Driss décrit les exécutions, les trafics, les trahisons. Amine, lui, reste figé contre le bois du box. Chaque révélation est une balle. Chaque pause, un compte à rebours.

L’avocate d’Amine, Me Inès Medioune, attaque. "Pourquoi maintenant ?" Driss hausse les épaules : "J’en ai assez." Cinq mots. Assez pour faire vaciller la défense.

Marseille, l’éternel laboratoire du crime

  1. Les corso-marseillais brisent les grèves à coups de matraques et de contrats juteux. Depuis ? La ville n’a jamais cessé d’inventer le crime. DZ Mafia, Yoda, les gangs nigérians — les noms changent, mais le sang coule toujours.

Aix-en-Provence connaît bien ces dossiers. Elle a condamné DZ Mafia. Elle a jugé Yoda. Et pourtant. Les cadavres s’empilent entre le Vieux-Port et les quartiers nord. Driss et Amine en ont vu tomber. Peut-être même y ont-ils participé.

— Vous saviez ? Bien sûr qu’ils savaient. Dans ce milieu, on naît avec les codes en héritage. La loyauté d’abord. La survie ensuite. La prison ou la mort en prime.

La confession de Driss

"J’ai vu des choses." Driss martèle chaque syllabe. Les meurtres. Les tortures. Les corps disparus en Méditerranée. Il balance tout — ou presque. Me Medioune tente de le coincer sur les dates, les lieux. En vain.

"Pourquoi témoignez-vous maintenant ?" L’avocate insiste. Driss se penche vers le micro : "La prison ou la mort, j’ai choisi." Et pourtant. Dans ses silences, on devine des non-dits. Des complices protégés. Des crimes tues.

Amine n’a toujours pas bougé. Mais ses doigts se crispent sur la barre du box. Voilà. La tension devient palpable.

L’homme qui ne parlait pas

Amine Oualane, 34 ans, écoute son cousin le décrire comme un "soldat" du gang. Il fixe le sol. Pas un tic. Pas un souffle. Discipline de fer — ou résignation ?

Me Medioune contre-attaque. Elle souligne les contradictions de Driss, ses zones d’ombre. "Vous étiez pourtant son bras droit, non ?" Driss sourit : "C’était avant." Avant quoi ? La réponse reste en suspens.

La salle retient son souffle. Entre les deux hommes, l’histoire se rejoue. Celle des guerres de Marseille, des trahisons, des familles déchirées.

L’avocate en première ligne

Inès Medioune ne lâche rien. Robe noire, voix claire, questions cinglantes. Elle sait que ce procès dépasse son client. C’est tout un système qu’on juge ici.

"Qui vous protège en échange de ce témoignage ?" Driss esquive. L’avocate insiste. Le juge intervient. Le duel devient technique, presque chirurgical. Mais derrière les procédures, c’est une vie — peut-être deux — qui se joue.

Les racines du mal

Tout commence en 1947. Marseille invente le gangstérisme moderne. Le SAC, Pompidou, les liens troubles entre politique et pègre. Rolland Courbis condamné en 2007. Les noms changent, les méthodes restent.

Driss et Amine ? Deux produits de cette histoire. Deux maillons d’une chaîne qui étrangle Marseille depuis trois générations. Leur procès n’est qu’un épisode. Le dernier ? Rien n’est moins sûr.

Ce qui se joue vraiment

Trois enjeux. Trois bombes à retardement.

  1. Pour Driss : la rédemption ou la mort. Les repentis ne vivent pas vieux dans le milieu.
  2. Pour Amine : vingt ans de prison. Minimum.
  3. Pour la justice : un test. Peut-elle briser le cycle ?

Les juges le savent. Chaque verdict alimente la machine. Ou la grippe.

Épilogue provisoire

Driss a parlé. Amine s’est tu. La justice a écouté. Mais Marseille, elle, n’a pas fini de saigner.

À suivre. Malheureusement.

Sources

  • Le Parisien
  • Témoignage de Driss Oualane

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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