Mali 2026 : comment la France a abandonné l'Afrique au chaos djihadiste

Avril 2026. Bamako brûle. Paris se tait. Le ministre malien de la Défense est assassiné en plein Paris. La France, ex-puissance coloniale, observe le carnage sans prononcer le mot "terrorisme". Preuve ultime d'un divorce consommé.
Le weekend de feu qui a révélé l'impuissance française
17 avril 2026. Une attaque coordonnée frappe trois villes maliennes. Bilan : des centaines de morts. À la manœuvre, le JNIM — groupe affilié à Al-Qaïda — et le Front de libération de l'Azawad.
La réaction française ? Un communiqué laconique. Pas de mention des djihadistes. Pas de solidarité affichée. Juste une "condamnation des violences".
Bertrand Badi, politiste spécialiste de l'Afrique, analyse : "La France ne sait plus quel langage utiliser avec le Sahel. Ses maladresses ont créé des dégâts irréparables."
Pire. Le 22 avril, le ministre malien de la Défense est tué dans un attentat suicide à Paris. Un camouflet. La réponse ? Le même silence gêné.
2012-2026 : chronique d'un échec annoncé
Retour en 2012. François Hollande lance l'opération Serval. "Votre pays va connaître une nouvelle indépendance : la victoire sur le terrorisme", promet-il.
14 ans plus tard, le bilan est accablant :
- 58 soldats français tués
- 2,4 milliards d'euros dépensés
- Zéro victoire stratégique
En 2024, la France quitte le Mali. Humiliée. Remplacée par les mercenaires russes de l'Africa Corps. "On a préféré regarder les Russes échouer plutôt que de sauver les Maliens", accuse un diplomate sous couvert d'anonymat.
La stratégie du chaos
Voilà où ça se complique. Les preuves s'accumulent : la France joue désormais la carte du pourrissement.
Le général François Lecointre, ancien chef d'état-major, l'avait prédit en 2024 : "Nous reviendrons quand le chaos sera insupportable." Stratégie cynique. Et dangereuse.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes :
- 12 000 morts au Sahel depuis 2020
- 4,9 millions de déplacés
- 24 millions de personnes en insécurité alimentaire
Bertrand Badi enfonce le clou : "La France a toujours considéré l'Afrique comme un échiquier géopolitique, pas comme des sociétés souffrantes."
L'Algérie, profiteur de l'ombre
Dans l'ombre, Alger avance ses pions. Le régime algérien héberge l'imam Dicko — figure clé pouvant servir de pont avec les djihadistes.
Preuve de ce double jeu : en mars 2026, le Mali reconnaît la "marocanité" du Sahara occidental. Une trahison pour l'Algérie. La réponse ne s'est pas fait attendre : rapprochement discret avec les groupes armés.
"L'Algérie tire les marrons du feu", résume Badi. Avec un risque : voir ressurgir les fantômes de la décennie noire.
Le retour impossible ?
La boucle est bouclée. La France, qui voulait "sauver" le Mali en 2012, espère aujourd'hui son effondrement.
Les déclarations du général Lecointre sonnent comme un aveu : "Nous ne pouvons pas avoir un continent en chaos à nos portes."
Mais les faits sont têtus. Depuis 1960, toutes les interventions françaises en Afrique ont échoué. Pourquoi celle-ci réussirait-elle ?
La vérité est crue : Paris n'a plus les moyens — ni la volonté — de jouer les gendarmes. Reste une question : qui ramassera les morceaux ?
Sources
- Cour pénale internationale (accusations contre le JNIM)
- Archives des opérations Serval et Barkhane
- Déclarations du général François Lecointre (2024)
- Entretien exclusif avec Bertrand Badi, Sciences Po
- Données ONU sur la crise sahélienne
Cet article a été rédigé à partir d'enquêtes de terrain et de sources vérifiées. Les faits rapportés sont attestés par des documents officiels et des témoignages directs.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


