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Flor Beng Guigi brise le silence sur les humiliations dans L'Impératrice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-27
Illustration: Flor Beng Guigi brise le silence sur les humiliations dans L'Impératrice
© YouTube

"Comme un coup de poing dans la gorge"

Trois mots suffisent à Flor Beng Guigi : "Un vrai traumatisme." Les jams sessions ? "Jamais à ma place." Le groupe L'Impératrice ? Une chape de plomb. Elle refuse d'entrer dans les détails — mais son silence même éloquent. Pressions constantes. Mises à l'écart. Voilà.

Et pourtant. Plutôt que de s'effacer, elle construit l'antidote : un sanctuaire où les musiciennes respirent enfin.

Chercher la Jam : la révolution en sourdine

Printemps 2024. Dans un café parisien, Flor et Sophie Newman scellent un pacte : des jam sessions 100% féminines. Exit les mains levées qui n'osent jamais se lever. Adieu les regards condescendants. "On s'écoute, point."

Le résultat ? Un laboratoire où naissent des collaborations inattendues. Un cercle où les guitares ne tombent plus des mains. "Par réflexe, on s'autoécrase en milieu mixte", lâche Flor. Ici, les amplis crépitent — et les complexes se taisent.

Album au féminin : la preuve par neuf

Son nouvel opus ? Une déclaration de guerre. Toutes techniciennes. Toutes aux manettes. "On avait besoin de ce coup de projecteur", insiste-t-elle. Studios, arrangements, mastering — chaque maillon de la chaîne porté par des femmes.

La chanteuse "juste bonne à pousser la chansonnette" ? Elle en fait voler en éclats le cliché. Note après note.

Motorbass : le studio qui désarme les complexes

Derrière les faders du légendaire studio parisien, des ateliers font tomber les barrières. Brancher un micro ? Configurer une table de mixage ? "On nous fait croire que c'est sorcier", grince une participante. En trois sessions, elles s'emparent des outils. Plus question de baisser les yeux devant un technicien condescendant.

— Maintenant, je parle le même langage que les ingés, s'enthousiasme une batteuse. Et ça change tout.

Où sont les instrumentistes ?

Le constat est cinglant : dans le jazz, les festivals, les studios, les femmes instrumentistes se comptent sur les doigts d'une main. "Exister n'est pas un privilège, c'est un droit", tonne Flor Beng Guigi.

Chercher la Jam, son album, les ateliers — chaque initiative trace une ligne de front. Contre l'invisibilisation. Pour la légitimité. La preuve ? Ces musiciennes qui osent enfin dire : "Cette place est la mienne."

L'after du silence

Flor a payé le prix fort. Une carrière brisée. Une réputation écornée. Mais sa contre-attaque porte déjà ses fruits : des centaines de musiciennes reprennent confiance.

Les humiliations dans L'Impératrice ? Une vérité qui dérange. Son combat ? Une lueur dans l'ombre du milieu. Une chose est sûre : le bal des hypocrites est terminé.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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