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JusticeÉpisode 4/3

EXCLUSIF: La fausse policière qui a libéré Ganito enfin arrêtée

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-24
Illustration: EXCLUSIF: La fausse policière qui a libéré Ganito enfin arrêtée
© Illustration Le Dossier (IA)

Comme dans un scénario de cinéma

Le 7 mars 2026, en plein après-midi. Deux individus se présentent au greffe de la maison d’arrêt de Villepinte. L’une porte un brassard orange, perruquée, se faisant passer pour une policière. L’autre arbore une fausse identité. Ils brandissent des documents judiciaires — impeccables mais faux. Le personnel pénitentiaire mord à l’hameçon. Ganito, alias Ilyas Kherbouch, sort libre comme l’air.

48 heures. C’est le temps qu’il a fallu pour découvrir l’évasion. Le délai maximal d’une garde à vue. Un timing millimétré. Ganito et ses complices avaient déjà disparu.

Cette évasion rappelle celles de Rédoine Faïd — l’homme qui s’était échappé à l’explosif en 2013. Mais ici, pas de violence. Juste une organisation sans faille. Et une complicité interne.

La compagne de Ganito ? Une ex-surveillante pénitentiaire de Villepinte. Elle était à ses côtés lors de leur arrestation dans les Pyrénées-Orientales. Le couple préparait leur fuite vers l’Espagne.

La fausse policière tombe dans les filets

Ce lundi 23 mars 2026, une jeune femme se présente à la police de Metz. Elle est soupçonnée d’être la fausse policière qui a libéré Ganito. Elle agit sur les conseils de son avocat.

La suspecte était activement recherchée depuis l’évasion. Son arrestation marque un tournant dans l’enquête. Mais des zones d’ombre subsistent. Qui a orchestré cette évasion ? Qui a fourni les faux documents ? Qui a financé l’opération ?

Le dossier est loin d’être bouclé.

Un stratagème audacieux

Le duo a joué gros. Ils se sont présentés comme des policiers venus chercher Ganito pour une garde à vue. Les documents qu’ils ont produits étaient si convaincants que le personnel pénitentiaire n’a pas tiqué.

Le brassard orange — un détail qui a tout déclenché. Il a suffi à légitimer leur présence. La confusion s’est installée. Ganito a disparu sans laisser de trace.

Cet incident soulève des questions brûlantes sur la sécurité des prisons françaises. Comment des faux policiers peuvent-ils entrer et sortir sans être repérés ? Où sont les contrôles ?

La compagne de Ganito : une ex-surveillante pénitentiaire

La compagne de Ganito n’est pas une inconnue. Elle a travaillé comme surveillante pénitentiaire à Villepinte. Elle connaissait les lieux. Les procédures. Les failles.

Son implication dans cette évasion est un scandale. Comment une ancienne gardienne peut-elle devenir complice d’un détenu ? Quelles informations a-t-elle partagé pour faciliter l’évasion ?

La JIRS de Paris devra répondre à ces questions. Le couple sera transféré dans les jours à venir pour être auditionné.

Ganito retourne derrière les barreaux

Ganito et sa compagne ont été arrêtés le 20 mars 2026. Ils se cachaient dans un village de vacances à Canet-en-Roussillon. Leur plan ? Traverser la frontière espagnole.

Mais la justice les a rattrapés. Ganito est désormais écroué à la prison de Perpignan. Sa compagne est également en détention.

Cette arrestation met fin à une cavale de treize jours. Treize jours durant lesquels Ganito a échappé à la justice. Treize jours qui ont révélé les failles du système pénitentiaire français.

Des précédents qui interrogent

Cette évasion rappelle d’autres affaires célèbres. Rédoine Faïd et ses exploits spectaculaires. Jacques Mesrine et ses évasions organisées par son amie Martine.

Mais Ganito n’est pas un criminel de la même envergure. Son évasion est surtout le signe d’une défaillance systémique.

Les prisons françaises sont-elles vraiment sûres ? Les contrôles sont-ils suffisants ? Les procédures sont-elles respectées ?

Les réponses à ces questions laissent songeur.

Les leçons à tirer

Cette évasion doit servir d’électrochoc. Les prisons françaises doivent renforcer leurs procédures de sécurité. Les contrôles doivent être plus stricts. Les documents doivent être vérifiés avec minutie.

Mais surtout, la complicité interne doit être éradiquée. Les surveillants pénitentiaires doivent être mieux formés. Et mieux surveillés.

Le dossier est loin d’être clos.

À suivre

L’enquête continue. La JIRS de Paris va auditionner Ganito, sa compagne, et la fausse policière. Les réponses qu’ils donneront seront cruciales.

Mais une chose est sûre : cette évasion a mis en lumière des failles graves. Des failles qui doivent être corrigées.

À suivre.

Sources : Le Parisien

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 4 · 2026-03-24

EXCLUSIF: La fausse policière qui a libéré Ganito enfin arrêtée

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