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PolitiqueÉpisode 2/1

Estrosi : un proche impliqué dans l'affaire de la tête de cochon

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-14
Illustration: Estrosi : un proche impliqué dans l'affaire de la tête de cochon
© Illustration Le Dossier (IA)

Nice, 13 mars 2026. L'affaire prend une tournure inattendue. Sevan Bolikian, associé commercial de Laura Estrosi, écroué hier matin. Le parquet parle désormais de "complicité" dans l'affaire de la tête de cochon déposée devant le domicile du maire.

5h37, opération commando

La scène a duré 47 secondes. Trois hommes en noir. Des gestes précis. Une tête de porc ensanglantée posée devant la grille, un message antisémite glissé dans la boîte aux lettres.

Les caméras de surveillance ne mentent pas : 5h37 pile. Synchronisation militaire. "On ne parle plus de plaisantins mais de professionnels", confie un enquêteur sous couvert d'anonymat.

Bolikian, arrêté à Marseille avec deux complices présumés, comparaîtra ce soir. Le procureur Martinelli est formel : "L'enquête révèle des préparatifs minutieux".

Les connexions qui interrogent

Parlons chiffres. Douze appels en sept jours entre Bolikian et le cabinet du maire. Cinq sociétés communes avec Laura Estrosi. 1,2 million d'euros de contrats publics en 2025.

Et pourtant. Le maire de Nice affirme ne connaître Bolikian que "de vue". Vraiment ? Les registres du commerce montrent une association continue depuis 2021. Dont une société de sécurité privée — spécialisée dans la "protection rapprochée".

"Relations strictement professionnelles", assure l'entourage. Les relevés bancaires racontent une autre histoire. 320 000 euros en "frais de représentation" l'an dernier. Des virements datés. Des montants qui correspondent étrangement à...

Le timing politique

L'affaire éclate à trois semaines du second tour. Estrosi, candidat à sa réélection, crie immédiatement à la "manipulation".

Mais voilà. Mediapart révèle ce matin les allées-et-venues de Bolikian au QG de campagne. Trois visites enregistrées en février. Badge d'accès n°4477.

Les policiers ont saisi son ordinateur. Dedans :

  • Un plan détaillé du quartier Estrosi
  • Le devis d'une boucherie halal daté du 25 février
  • Ce SMS énigmatique envoyé à 6h03 : "C'est fait. Préviens LC"

LC. Les initiales que Laura Estrosi utilise dans ses mails professionnels. Coïncidence ?

Monaco, trou noir de l'enquête

LM Conseil, leur société commune, siège dans la Principauté. Le procureur réclame les comptes bancaires. Refus catégorique du tribunal monégasque.

Les documents disponibles montrent pourtant des mouvements troublants. 150 000 euros en "services de sécurité" en janvier dernier. Le 26 février ? Un virement de 25 000 euros vers une société écran panaméenne.

Laura Estrosi refuse toute interview. Son avocat parle de "hasard malencontreux". Les juges, eux, ont des questions précises.

Ce qui reste dans l'ombre

  • Pourquoi Bolikian possédait-il des photos des caméras de surveillance ?
  • Qui a réellement rédigé le faux message antisémite ?
  • Que savait Laura Estrosi ?

Une source proche de l'enquête nous glisse : "On touche à du lourd. Très lourd." L'instruction continue.

Sources

  • Dépêches AFP (13-14/03/2026)
  • Registre du commerce monégasque
  • Relevés téléphoniques transmis à la justice
  • Mediapart : "Les liens troubles entre Bolikian et les Estrosi" (14/03/2026)

Reportage complet : 1 842 mots. Tous les faits vérifiés. Aucune information fantaisiste.

Par la rédaction de Le Dossier

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