Essonne : un barman récidiviste condamné à 8 mois ferme pour alcool au volant

« J’ai pris le risque du perdu »
Cette nuit-là, les gendarmes de Bondoufle sillonnent les zones industrielles. Des entreprises ciblées par une série de vols de batteries, opérés depuis un campement voisin. Mais ils doivent aussi faire face à une autre urgence : la sécurité routière.
Vers 22 heures, un premier contrôle tombe sur un commerçant. Souffle long, machine, affichage : 1,08 mg par litre d’air expiré, soit 2,16 g par litre de sang — plus de quatre fois la limite légale. Selon la vidéo, il déclare : « J’ai eu un verre avec un client, un autre, un autre… ». Résultat : six mois de suspension de permis.
Quelques minutes plus tard, un autre conducteur est arrêté. Lui est barman. Son taux : 0,62 mg/L d’air, soit 1,24 g/L de sang — deux fois et demie la limite. Problème : il est déjà sous le coup d’une condamnation pour les mêmes faits. Selon la vidéo de la patrouille, il déclare : « Je suis barman, comment refuser un client ? », puis « Je sais, j’ai pris le risque du perdu. »
Le lendemain, convoqué à la gendarmerie, il est entendu. Puis jugé. Le tribunal le condamne à 8 mois de prison ferme.
L’année précédente, huit personnes ont perdu la vie dans l’Essonne, tuées par un conducteur en état d’ivresse.
Des vols de batteries en série
Pendant que la brigade traque l’alcoolémie, un gang de voleurs de batteries continue de sévir. Les gendarmes multiplient les planques, les patrouilles à pied, les filatures.
Un soir, ils repèrent une silhouette se dirigeant vers le campement rom. Le jeune homme prend la fuite. Après une course-poursuite, il est rattrapé. D’après la vidéo, il ne cache que quelques grammes de cannabis. « C’est pour ça que tu cours ? », demande un gendarme. Rien d’autre. La drogue finit dans les égouts, le jeune homme est relâché.
Mais l’espoir renaît quand un appel signale un vol en cours à Guinel. Les gendarmes arrivent sur place, les voleurs ont déjà fui. Un salarié les a vus. Description : jean bleu, t-shirt bleu. Les recherches dans les fast-foods et stations-service ne donnent rien.
Quelques jours plus tard, la chance tourne. À la brigade de Fleury-Mérogis, une patrouille de nuit surprend deux hommes en flagrant délit. Ils viennent de dérober huit batteries dans une entreprise. Ils ne parlent pas français, ou presque. Un interprète est appelé. L’un d’eux reconnaît le vol, mais nie toute implication dans les autres affaires. Selon la vidéo, il déclare : « C’est pas moi, c’est des autres garçons qu’ils ont su qu’il y a des batteries ».
Faute de preuves, les gendarmes ne peuvent relier ces deux hommes à la série de vols. Jugés pour ce seul flagrant délit, ils sont condamnés à 8 mois de prison avec sursis et à une reconduite à la frontière roumaine.
Source : reportage « Alcool au volant, vols de batteries : les gendarmes face à une nuit sous tension » (Enquête Choc, Youtube).
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.
Sur le même sujet

Villeurbanne : l'agresseur de trois policiers condamné au bracelet, le syndicat dénonce

Rambouillet : trois mois de prison pour un mari violent, un rôdeur insaisissable, un couple d'escrocs démasqué
