Espagne : une jeune femme euthanasiée contre l'avis de sa famille

1 123 euthanasies depuis 2021. Parmi elles, celle de cette Espagnole paraplégique. Son père a tenté de l'arrêter. La justice a refusé.
"Le bonheur d'un père ne passe pas avant celui d'une fille"
Trois mots. Une phrase qui glace. Le 4 octobre 2022, une jeune femme paraplégique saute du cinquième étage d'un immeuble catalan (La Vanguardia). Elle survit. Trois mois plus tard, elle demande l'euthanasie.
Sa famille se dresse contre cette décision. Trop tard.
"Le bonheur d'un père, d'une mère ou d'une sœur ne doit pas passer avant le bonheur d'une fille" (20minutes.fr). Ces mots d'un médecin espagnol ont tranché le débat.
Voilà le contexte : l'Espagne légalise l'euthanasie en juin 2021. Premier pays latin à sauter le pas. Bilan trois ans plus tard ? 1 123 morts assistées (ministère espagnol de la Santé).
5 octobre 2022 : le jour où tout bascule
25 ans. Un corps qui s'écrase sur le béton. Paraplégie définitive.
Janvier 2023. La demande tombe. La loi l'autorise : souffrance "chronique et invalidante" + "état de détresse". Deux médecins indépendants donnent leur feu vert.
La famille contre-attaque en justice.
Le tribunal de Barcelone leur claque la porte au nez. Raison officielle : "La volonté du patient prime". Les parents n'apprendront la date exacte du décès qu'après coup.
Une loi qui isole
L'Espagne s'est inspirée de la Belgique. Avec une différence cruciale : zéro obligation de consulter la famille.
En Belgique, on écoute les proches. En Espagne ? Le texte ne le mentionne même pas.
Résultat : des drames comme celui-ci.
"On fabrique des morts solitaires", accuse un collectif de médecins hostiles à la loi. Les chiffres parlent : 70% des euthanasies belges concernent des cancers terminaux. En Espagne ? 23% visent des handicaps ou maladies psychiatriques.
Un précédent troublant
Mars 2024. Madrid. Un tétraplégique de 42 ans meurt par euthanasie. Sa sœur porte plainte.
Elle accuse l'hôpital de "faire pression". "Ils lui ont balancé le chiffre : 800 000 euros pour le maintenir en vie 20 ans."
Le parallèle avec notre affaire saute aux yeux. Même scénario :
- Accident violent
- Dépression post-traumatique
- Euthanasie validée en trois mois
Et pourtant.
La France tentée ?
L'Hexagone a adopté sa loi sur la fin de vie en 2025. Plus restrictive que l'espagnole. Pour l'instant.
Mais les lobbies poussent. L'ADMD veut élargir le texte aux handicaps lourds. Un député LFI a déjà copié-collé des passages de la loi espagnole.
La France suivra-t-elle la même pente glissante ?
Sources
- Franceinfo (transcript original)
- Ministère espagnol de la Santé (chiffres 2024)
- La Vanguardia (tentative de suicide)
- 20minutes.fr (citation du médecin)
- Ouest-France (chronologie des événements)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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