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Ensuès-la-Redonne : quatre ans de traque par des pyromanes masqués, une fratrie à bout

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-02
Illustration: Ensuès-la-Redonne : quatre ans de traque par des pyromanes masqués, une fratrie à bout
© Illustration Le Dossier (IA)

Une voix qui tremble, une maison devenue prison

« On vit dans la peur et on n’en peut plus. À chaque fois que l’on revient ici, c’est l’enfer. » Juliette, médecin marseillais, confie ces mots au Figaro. Deux mois après une nouvelle attaque, sa voix tremble encore. Depuis quatre ans, elle, son frère et sa sœur sont la cible d’une traque méthodique. Leur havre de paix est devenu une « maison de l’enfer », selon le titre de l’article du journaliste Nicolas Farmine, publié le 2 juillet 2026.

Le terrain – un cabanon provençal de 4 500 mètres carrés – leur a été transmis par leurs grands-parents. Il est situé en pleine pinède, à une trentaine de kilomètres de Marseille. L'endroit devait être leur refuge. Il est devenu le théâtre d'une violence silencieuse.

Premières flammes, premières peurs

Le cauchemar a débuté en février 2022. Des rôdeurs masqués – au moins deux, d’après les images de vidéosurveillance que la fratrie a fournies au Figaro – s’introduisent sur la propriété. Ils ne volent pas. Ils intimident. Ils menacent. Et ils mettent le feu.

D’après le récit du Figaro, ils ont tenté d’incendier la bâtisse elle-même, ainsi qu’un véhicule. Les flammes n’ont pas détruit le cabanon, mais la peur, elle, s’est installée. Les auteurs sont décrits comme méthodiques, insaisissables. Ils connaissent les lieux. Ils reviennent.

Les captures d’écran de la vidéosurveillance — issues de la collection personnelle de la famille — montrent des silhouettes masquées. L'enquête de gendarmerie a été ouverte. Mais à ce jour, personne n'a été interpellé. Les faits se répètent.

Un élément nouveau, apporté par l’article du Figaro, précise que le harcèlement dure depuis plus de quatre ans – une information qui n’était pas dans le titre de l’article précédent sur le même sujet. Cela ancre l’affaire dans une durée longue, presque ordinaire. Voilà.

Contexte : une région sous pression, une famille isolée

Le Figaro rapporte que la propriété se trouve à Ensuès-la-Redonne, commune des Bouches-du-Rhône. Ce secteur est régulièrement touché par les incendies. Le même jour, Sud Ouest Faits Divers relate qu’environ 1 200 hectares ont brûlé près de Marseille, dans l’Hérault et l’Aude. Sans lien direct avec l’affaire, ce contexte rappelle que la menace du feu est réelle dans le sud de la France. Les pyromanes masqués exploitent peut-être cette fragilité.

La fratrie, elle, se sent abandonnée. Juliette est médecin à Marseille. Son frère et sa sœur vivent ailleurs. Ils reviennent sur le terrain familial, mais chaque retour est une épreuve. « On vit dans la peur », répète-t-elle. Les grands-parents ont transmis ce lieu comme un héritage. Aujourd'hui, il est devenu un piège.

Aucun suspect n’a été nommé. Les auteurs sont masqués. Le mobile reste flou. Les gendarmes enquêtent, mais sans avancée publique. La famille a fourni les images. Rien n’y fait.

Une enquête ouverte, des auteurs inconnus

Le Figaro mentionne qu’une enquête a été ouverte par la gendarmerie. C’est tout ce que l’on sait. Aucune garde à vue, aucune mise en examen — logique, puisque les auteurs ne sont pas identifiés. Les faits sont qualifiés de tentatives d’incendie et d’intrusions. La justice suit son cours, mais sans nom, sans visage, elle piétine.

Ce silence judiciaire alimente le sentiment d’impuissance des victimes. Quatre ans, plusieurs attaques, et toujours rien. Pourquoi ? Les circonstances exactes restent à ce stade inconnues. Le Figaro n’apporte pas de réponse. L'enquête continue.

Ce que cette histoire dit de la France

Ce fait divers, à première vue local, révèle une tension plus large. Le rapport à la violence d’abord. Celle-ci n’est pas spectaculaire — pas de cadavre, pas de sang — mais elle est continue, méthodique. Une violence qui use, qui ronge.

Ensuite, le rapport à la justice. Quand les auteurs sont insaisissables, que reste-t-il ? La peur. L'abandon. Les victimes multiplient les signalements. Les gendarmes enquêtent. Mais sans preuve directe, sans flagrant délit, le système bute. C’est un sentiment partagé par beaucoup de riverains de zones péri-urbaines ou rurales : l’État est loin, trop loin.

Enfin, les inégalités territoriales. La propriété de 4 500 mètres carrés est un privilège – héritage familial, havre de paix. Mais ce privilège devient une vulnérabilité. Être propriétaire d’un cabanon isolé, c’est être une cible. Les auteurs le savent. Ils frappent là où la surveillance est faible, où les voisins sont rares.

Sans généralisation abusive, on peut lire dans cette affaire la condition de beaucoup de Français qui possèdent une résidence secondaire ou une maison de famille dans des zones exposées. L'insécurité n'est pas qu'urbaine. Elle peut prendre le visage de pyromanes masqués, la nuit, pendant quatre ans.

Le Figaro a ouvert une fenêtre sur ce calvaire. Le Dossier rapporte les faits, sans fard, sans voyeurisme. Par respect pour Juliette et sa fratrie.

L’enquête continue.

Sources

  • Le Figaro – « Du havre de paix à la "maison de l’enfer" : près de Marseille, le cauchemar d’une fratrie harcelée par des pyromanes masqués » (Nicolas Farmine, 2 juillet 2026)
  • Sud Ouest Faits Divers – « Incendies dans le sud de la France : 1 200 hectares parcourus par les flammes près de Marseille, dans l’Hérault et l’Aude » (2 juillet 2026)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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