Enfants sacrifiés : la domination adulte dévoilée
Un enfant tué tous les 5 jours par ses parents. Une agression sexuelle toutes les 3 minutes. Le système français broie ses enfants. Le Dossier révèle les violences institutionnelles.

La domination adulte : un système qui tue
Un enfant est tué tous les 5 jours en France. Par ses parents. Ce chiffre glaçant est une réalité quotidienne. Une agression sexuelle toutes les 3 minutes. Des violences physiques, psychologiques, institutionnelles. La France, pays des droits de l'homme ? Pas pour les enfants.
La domination adulte est un système. Un système qui broie, humilie, tue. Jack Fisher, psychologue américain, en donnait dès 1978 une définition implacable : "le pouvoir des adultes sur les enfants fondé sur la croyance en une infériorité naturelle des enfants." En France, cette domination prend des formes concrètes. Brutales.
L'enfant est nié. Sa parole est ignorée. Son corps est contrôlé. À l'école, on lui interdit d'aller aux toilettes. Dans les foyers, on le place là où il y a de la place. À 18 ans, on le jette à la rue. Tout cela est normalisé. Accepté. Pire : invisible.
Le 119, symbole d'un système défaillant
Le 119, numéro d'urgence pour les enfants en détresse, est un miroir de cette négation. En 2022, sur 39 000 appels, seuls 2 600 ont été transférés. 94% des appels n'aboutissent pas. Des enfants qui crient au secours. Des adultes qui ne répondent pas.
Ce chiffre est une insulte. Une preuve de l'indifférence systémique. Les associations de protection de l'enfance, sous-financées, croulent sous les demandes. Les bénévoles font le travail de l'État. Et l'État regarde ailleurs.
"Le 119, c'est l'image de l'enfant en détresse qui appelle et qui, à 94%, n'a personne au téléphone", dénonce un intervenant lors d'un podcast sur Blast. Cette réalité est sidérante. Elle révèle un système à bout de souffle. Un système qui abandonne ses enfants.
L'école, lieu de violence normalisée
L'école, censée protéger les enfants, est souvent un lieu de violence. Interdire un enfant d'aller aux toilettes ? Normal. Le forcer à rester assis 6 heures par jour ? Naturel. Ces pratiques, pourtant, sont des violences. Des violences banalisées.
"C'est ultra violent de demander à un enfant de rester assis 6 à 8 heures par jour", témoigne un éducateur. "Nous l'avons intériorisé, mais cela reste une violence." Cette violence scolaire a des conséquences profondes. Elle apprend aux enfants la soumission. La domination.
Les enfants non blancs sont les premières victimes de cette violence scolaire. Ils sont surveillés. Punis. Exclus. La police remplace les éducateurs dans les collèges et lycées. Ce racisme institutionnel est la face sombre de la domination adulte.
L'État, premier responsable
Derrière ces violences, il y a un responsable : l'État. Un État qui abandonne ses enfants. Un État qui sous-finance les services de protection de l'enfance. Un État qui privatise, externalise, démissionne.
"Le secteur des associations de protection de l'enfance est en crise", explique un intervenant. "La néolibéralisation fait des dégâts incroyables." Ces dégâts ont un nom : des enfants laissés pour compte. Des enfants sacrifiés sur l'autel des économies budgétaires.
L'État doit être au cœur des revendications. C'est lui qui façonne les institutions. C'est lui qui organise la domination adulte. Sans une remise en cause radicale de son rôle, aucune amélioration n'est possible.
La gauche absente, l'extrême droite omniprésente
Face à cette crise, la gauche est souvent absente. Ou maladroite. Elle se focalise sur les individus, oubliant les causes systémiques. Elle moralise, criminalise, sans proposer de solutions concrètes.
"La gauche semble trop souvent ignorer le sujet de la domination des enfants", regrette un intervenant. "Quand elle s'y attelle, c'est sous un angle moral et libéral qui prouve son inefficacité." Cette dérive est tragique. Elle laisse le champ libre à l'extrême droite.
L'extrême droite, elle, s'est emparée du sujet. Elle instrumentalise la protection de l'enfance pour servir son narratif raciste, homophobe, réactionnaire. Cette récupération est dangereuse. Elle détourne une cause juste à des fins politiques sordides.
Des solutions concrètes pour briser la domination
Briser la domination adulte demande des mesures concrètes. Financer les services de protection de l'enfance. Garantir des places en foyer pour tous les enfants en détresse. Réformer l'école pour en faire un lieu d'émancipation, non de soumission.
"Ramener l'État au centre des revendications est essentiel", insiste un intervenant. "C'est lui qui façonne les institutions. Sans lui, aucune amélioration n'est possible." Cette prise de conscience est urgente. Vital.
Les enfants ne sont pas une priorité politique. Ils devraient l'être. Leur protection n'est pas une option. C'est une obligation. Une obligation morale. Une obligation politique.
Le silence complice
Le silence est complice. Le silence des institutions. Le silence des médias. Le silence de la société. Ce silence tue. Il permet aux violences de continuer. Il protège les coupables. Il abandonne les victimes.
"Les enfants sont les grands oubliés de notre société", dénonce un intervenant. "Leur souffrance est invisible. Leur voix est ignorée." Ce constat est accablant. Il révèle une société malade. Une société qui sacrifie ses enfants.
Briser ce silence est un devoir. Un devoir de justice. Un devoir d'humanité. Les enfants méritent mieux. Ils méritent d'être entendus. Protégés. Respectés.
Conclusion : une révolution nécessaire
La domination adulte est une réalité brutale. Une réalité systémique. Une réalité mortifère. La briser demande une révolution. Une révolution dans nos institutions. Dans nos mentalités. Dans nos priorités politiques.
Cette révolution est urgente. Les enfants ne peuvent plus attendre. Leur souffrance ne peut plus être ignorée. Leur voix doit être entendue. Leur vie doit être protégée.
Le temps est venu de dire stop. Stop à la violence. Stop à l'indifférence. Stop à la domination. Les enfants ne sont pas des citoyens de seconde zone. Ils sont l'avenir. Et cet avenir commence aujourd'hui.
Combien d'appels au 119 ont été transférés en 2022 sur 39 000 ?
Par la rédaction de Le Dossier
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