Double féminicide en Aveyron : l'ancien flic aux mains sales

Aveyron, 28 mars 2026 — Deux femmes tuées. Un ex-gardien de la paix derrière les barreaux. Et cette question qui brûle : comment un uniforme a-t-il pu sombrer aussi bas ?
L'arme au pied
Cédric Prizzon. Trois syllabes qui claquent comme un coup de feu. L'homme traîne depuis des années un casier judiciaire encombrant — violences conjugales, plaintes étouffées. Pourtant, il a porté l'écusson tricolore pendant sept ans.
— "On savait", murmure un collègue sous couvert d'anonymat. Les signalements ? Classés sans suite. Les alertes ? Ignorées. Jusqu'à ce matin du 26 mars, où les gendarmes découvrent les deux corps.
Des antécédents qui tuent
Son dossier personnel fait froid dans le dos :
- 2021 : suspension pour brutalité
- 2023 : licenciement pour faute grave
- 2025 : main courante pour harcèlement
Pourtant, rien n'a freiné sa descente aux enfers. Pas même les trois ex-compagnes ayant porté plainte. "Un profil type de tueur conjugal", analyse Me Dubois, avocate spécialisée. Et pourtant...
Terreur en Rouergue
L'Aveyron n'avait pas connu tel choc depuis l'affaire Fillon. Les deux victimes — une commerçante de 34 ans et une étudiante de 21 ans — n'avaient aucun lien apparent. Sauf Prizzon.
Les riverains décrivent un homme "toujours à l'affût" près du lycée. Les commerces du centre-ville ont fourni les images de surveillance. La Brigade criminelle reconstitue minute par minute ses déplacements fiévreux.
L'IGPN sur le grill
Comment la hiérarchie a-t-elle laissé pourrir la situation ? Les syndicats policiers bottaient en touche hier soir. Pendant ce temps, la préfecture annonce "un audit complet des procédures de recrutement".
Trop tard. Les familles des victimes exigent des comptes. "Ils l'ont laissé faire", tonne le frère de l'une des disparues. La pression monte comme en 2017 après l'affaire Sarah Halimi.
L'enquête en mode commando
Les indices s'accumulent :
- ADN correspondant sur les deux scènes de crime
- Historique de recherches internet troublant
- Témoignage clé d'un voisin
Mais l'instruction bute sur un point : le mobile. Entre règlement de comptes et passage à l'acte psychotique, les pistes divergent. Le juge d'instruction a demandé une expertise psychiatrique en urgence.
Justice sous tension
Le parquet de Rodez joue serré. Dossier classé secret-défense. Interdiction de publier les photos d'audience. Prizzon, lui, clame son innocence lors des rares sorties du box.
Son avocat mise sur la démence passagère. Les proches des victimes, eux, attendent un procès exemplaire. "Ce sera le procès de la honte", promet une source proche du dossier.
Deux vies volées
Elles s'appelaient Léa et Samia. L'une adorait le vélo, l'autre préparait un CAP esthétique. Leurs portraits commencent à fleurir sur les réseaux sociaux, accompagnés du hashtag #JusticePourElles.
Leurs familles refusent tout contact avec la presse. Seule déclaration lue par un porte-parole : "La lumière doit être faite. Tout entière."
Ce que cette affaire dit de nous
Trois questions qui hantent les nuits des enquêteurs :
- Combien de Prizzon circulent encore en uniforme ?
- Pourquoi les signalements tombent-ils dans l'oreille d'un sourd ?
- Jusqu'où ira l'omerta policière ?
Les réponses viendront peut-être du rapport de l'IGPN. Attendue pour juin, son enquête promet de faire mal. Très mal.
Épilogue provisoire
Prizzon croupit en détention provisoire. Les magistrats ont quarante-huit mois pour boucler l'instruction. Quarante-huit mois pendant lesquels l'Aveyron tentera d'oublier.
Mais certaines blessures, comme certaines vérités, ne se referment jamais vraiment.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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