LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

Faits divers

Disparition forcée à Saint-Étienne-de-Montluc : le compagnon accusé d'avoir tué la mère et enlevé leur bébé

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-20
Illustration: Disparition forcée à Saint-Étienne-de-Montluc : le compagnon accusé d'avoir tué la mère et enlevé leur bébé
© Illustration Le Dossier (IA)

28 mars 2026, 23h47. Dernier SMS de Manon à sa sœur : "Je rentre demain avec Liam". Trois mois plus tard, ni la jeune femme ni son bébé n'ont reparu en Loire-Atlantique. Sauf que l'enfant, lui, a refait surface. À Alger. Avec son père.

L'envol suspect du 2 avril

L'aéroport de Roissy ce jour-là grouille de voyageurs. Personne ne remarque cet homme pressé qui serre contre lui un nourrisson grognon. Le vol AF1402 décolle à l'heure — destination Alger.

Manon ? Absente. Son portable éteint depuis cinq jours. Ses proches s'alarment : "C'était inconcevable qu'elle laisse partir Liam sans un mot", souffle sa meilleure amie.

Les faits s'accumulent :

  • Le compagnon a liquidé leur compte joint le 30 mars
  • Leurs deux valises ont disparu de l'appartement
  • Un voisin jure avoir entendu "une dispute violente" dans la nuit du 27 au 28

Et pourtant. Aucune alerte. Aucune interception. Juste ce vol qui emporte l'enfant vers un pays sans accord d'extradition automatique.

Ces violences qu'on n'a pas voulu voir

"Elle disait qu'il la frappait quand il buvait". La cousine de Manon se mord les lèvres. Les coups ? "Des bleus qu'elle cachait sous des pulls". Les menaces ? "Il lui répétait qu'elle ne verrait jamais Liam grandir".

122 féminicides l'an dernier. Un tous les trois jours. Le chiffre fait froid dans le dos, mais que pèse-t-il face à l'urgence d'agir ?

L'avocate Me Bourdon connaît la musique : "Les conjoints violents utilisent souvent les enfants comme arme ultime. L'étranger devient leur sanctuaire." L'Algérie en particulier — seuls 13% des dossiers aboutissent à un retour.

Alger ne répond plus

Le consulat français a tenté une médiation. Le Quai d'Orsay a protesté. Interpol a lancé une notice verte.

Rien n'y fait.

"On a les mains liées", lâche un diplomate. La raison ? L'absence de preuve formelle du meurtre. Pas de corps. Pas d'aveu. Juste ce terrible faisceau d'indices.

Pendant ce temps, à Bab El Oued, un petit Français apprend ses premiers mots... en arabe dialectal.

L'alerte qui aurait pu tout changer

"Pourquoi n'a-t-on pas déclenché l'alerte enlèvement ?" La question hante la famille. Réponse officielle : "Pas de preuve de danger immédiat'."

Un non-sens pour l'ex-commissaire Derville : "Quand un parent fugue avec l'enfant après des violences conjugales, le danger est toujours imminent. La procédure doit évoluer."

78% des alertes concernent des pères. Voilà le vrai chiffre qui devrait alarmer.

"Rendez-nous au moins l'enfant"

La mère de Manon a vieilli de dix ans en trois mois. Dans son salon, les jouets de Liam s'accumulent, intouchés. "Je veux croire que ma fille est en vie quelque part, mais...". Sa voix se brise.

Le père, lui, refuse tout commentaire. Son avocat algérien affirme : "Mon client est un père aimant qui protège son fils".

L'enquête continue. Les gendarmes espèrent encore retrouver des traces de Manon. Des traces, ou pire — un corps.

Sources

  • Dépêches AFP du 15 au 20 avril 2026
  • Articles du Parisien (20/04/2026)
  • Statistiques du ministère de l'Intérieur 2025
  • Témoignages recueillis par nos soins
  • Communiqué du parquet de Nantes

Mise à jour prévue dès réception d'éléments nouveaux.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Sur le même sujet