La DGSE a soutenu un criminel de guerre kosovar

1999 : naissance d'une complicité
L'odeur de la poudre à canon. C'est ce qui unissait la DGSE et Thaçi à l'époque. Pierre Sirami, ancien patron des opérations, balance sans détour : « Notre représentant sur place l'a adopté comme un frère. Paris a donné son feu vert. »
Les preuves ? Des RPG-7 français retrouvés dans les mains de l'UCK. Un marchand d'armes glisse : « Les livraisons passaient comme des lettres à la poste. La DGSE regardait ailleurs. »
Pourtant, les rapports s'accumulaient. Crimes de guerre. Trafic de drogue. Pire encore...
L'horreur albanaise
Cliniques clandestines. Prisonniers saignés à blanc. Le rapport Marty de 2011 décrit l'indicible : Thaçi aurait organisé un trafic d'organes à l'échelle industrielle.
Et la DGSE dans tout ça ? « Jamais vu ces rapports », assure Dangean, ancien officier sur place. Vraiment ? Les archives du FBI mentionnaient déjà ses exactions en... 1998.
— On fermait les yeux ? La question brûle.
2007 : l'apogée toxique
Avec des parrains comme la France et les USA, Thaçi grimpe. Premier ministre en 2007. Le voilà qui règle ses comptes.
Gani Getshi, survivant d'une tentative d'assassinat : « Ils ont buté deux de mes gars. Mes frères. » La méthode Thaçi ? Brutale. Efficace.
Pendant ce temps, Paris continue de serrer la main du boucher. « Bien sûr qu'on le soutenait », lâche Sirami. Oui, vous avez bien lu.
2026 : l'héritage empoisonné
Thaçi aujourd'hui ? Héros national pour certains. Criminel pour d'autres. Mais une certitude : sans la DGSE, il ne serait jamais devenu ce monstre.
La France doit maintenant avaler ce cocktail de honte et de sang. Ses services ont créé ce Frankenstein des Balkans. Et le pays entier en paie le prix.
Sources
- Pierre Sirami (DGSE)
- Arnaud Dangean (DGSE)
- Dick Marty (Conseil de l'Europe)
- Témoins kosovars
- Documents déclassifiés du FBI
Par la rédaction de Le Dossier


