Les députés PS dénoncent l'explosion de la pauvreté

"On marche sur la tête" : l'offensive des socialistes
La salle de presse retient son souffle. Devant les caméras, les députés PS dégainent leurs chiffres comme des armes. Sept ans de politique sociale passés au crible. Sept ans qui ont fait basculer 800 000 Français sous le seuil de pauvreté.
2017 : 8,8 millions de pauvres. 2024 : 9,6 millions. Et pourtant.
"Regardez ce qu'ils ont fait", lance un élu en montrant la courbe ascendante des inégalités. Suppression de l'ISF, cadeaux fiscaux aux plus aisés, coupes claires dans les minimas sociaux. La mécanique est implacable.
Un député craque : "Vous trouvez ça normal, vous ?" La question reste en suspens.
Fracture sociale : la France invisible
Les chiffres glacent. Mais derrière, il y a des visages.
Ceux des 15% de nouveaux bénéficiaires du RSA. Des bénévoles débordés dans les banques alimentaires. Des mères célibataires qui choisissent entre chauffage et cantine scolaire. La pandémie a donné le coup de grâce, mais la machine s'emballait déjà.
— C'est systémique, souffle une économiste. Les loyers flambent, les CDI se raréfient, et l'État retire 12% de son budget social.
Et voilà. Le compte est bon.
Le grand écart des inégalités
Les socialistes ont sorti leur calculette. Les résultats font mal.
+1,6 point de pauvreté depuis 2017. Les jeunes en première ligne. Les femmes seules avec enfants, naufragées. Les travailleurs pauvres, invisibles. Pendant ce temps, les 10% les plus riches engloutissent la moitié du gâteau national.
Un député montre un graphique : "Vous voyez cette ligne rouge ? C'est le plancher des vies brisées."
Réformes : l'effet boomerang
2017, année charnière.
L'ISF saute : -3,2 milliards. L'impôt sur les sociétés plonge : -10 milliards. Les aides sociales ? -1,2 milliard. Le tout pour une croissance qui stagne à 1,3%.
"On a déshabillé Paul pour habiller... personne", ironise un conseiller PS. Les comptes sont têtus.
Ultimatum à l'Assemblée
Les socialistes passent à l'action. Ils veulent une commission. Des auditions. Des comptes.
— On ne joue plus, prévient leur chef de file.
Les associations applaudissent, mais demandent plus. Rétablir l'ISF. Revoir les aides. Sauver les services publics.
La balle est dans le camp de la majorité. Elle reste muette.
À suivre.
Sources
- Le Monde
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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