EXCLUSIF: Comment la cupidité a détruit le Crédit Suisse

Mars 2023. Le Crédit Suisse disparaît. Pas une fusion. Pas une restructuration. Un naufrage. 167 ans d'histoire réduits en cendres par une seule chose : la cupidité.
Quand les chiffres racontent l'effondrement
10 milliards de dollars de pertes en 2022. Un an avant la faillite.
Le documentaire d'ARTE frappe juste : "Une culture du haut risque, acceptant de lourdes pertes tant que les bonus suivent." La citation fait mal. Tout comme les chiffres qui l'accompagnent.
En 2021, les dirigeants empochent 32 millions de francs suisses en bonus — pendant que la banque coule avec 1,6 milliard de pertes. Vous avez bien lu. Le système tournait à l'envers.
Bonus : l'hémorragie
Thomas Gottstein, PDG de 2020 à 2022. 12,5 millions de francs en deux ans. Pendant ce temps, la banque saignait 5,4 milliards.
Les actionnaires ont grogné ? Certes. En 2021, 40% ont voté contre ces rémunérations. Résultat ? Rien. Les chèques ont continué à pleuvoir.
"Tant que les bonus suivent." Trois mots qui résument la folie. Une addiction systémique.
— et ce n'est pas une figure de style —
2008-2023 : l'éternel recommencement
- Lehman Brothers s'écroule. Le Crédit Suisse survit. Mais apprend-il la leçon ? Que nenni.
2015 : 2,6 milliards de dollars pour régler les poursuites liées aux subprimes. 2021 : 5,5 milliards envolés avec le fonds Archegos.
Mêmes erreurs. Mêmes dégâts. Mêmes bonus indécents.
"La culture du risque extrême n'a jamais quitté les étages", lâche un ancien trader sous couvert d'anonymat. La preuve par l'absurde.
Greensill : le scandale qui résume tout
"Respectable." Le mot claque comme une insulte dans le documentaire.
Greensill Capital, 2021. La banque y place 10 milliards. La société fait faillite. Les clients prennent l'eau. Les dirigeants ? Ils encaissent.
Un détail qui tue : certains gestionnaires touchaient des commissions sur ces placements toxiques. Plus c'était risqué, plus c'était rentable.
UBS rachète les miettes
3,25 milliards de francs. Le prix dérisoire payé par UBS pour ce qui restait du Crédit Suisse.
Gottstein ? Parti avec son pactole. Les autres ? Recyclés dans d'autres établissements.
"Où est la justice ?" hurle un petit actionnaire dans le documentaire. Le silence lui répond.
Les vrais perdants ? 17 000 emplois supprimés. Des milliers de clients floués.
Et pourtant.
Sources
- Documentaire ARTE "Cupidité et corruption : la chute du Crédit Suisse" (2026)
- Rapports annuels Crédit Suisse 2020-2023
- Déclarations de la FINMA
- Témoignages anonymes d'anciens employés
À développer :
- Mécanismes des bonus (clauses, seuils, astuces comptables)
- Témoignages clients brûlés par Greensill
- Comparaison Deutsche Bank / UBS sur la gestion du risque
- Rôle des régulateurs suisses — pourquoi n'ont-ils rien vu ?
- Archegos : le trade qui a achevé la banque (détails inédits)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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