CSA : LES ENREGISTREMENTS COMPROMETTANTS DE LA NOMINATION ERNOTTE ONT DISPARU

Une disparition qui dérange
21 avril 2015. Deux jours qui comptent. Le CSA auditionne les candidats à la présidence de France Télévisions. Delphine Ernotte l'emporte.
Trois ans plus tard, la PJ débarque. Perquisition. Rien. "Les fameux enregistrements des auditions des 21 et 22 avril [...] n'ont pas été trouvés" — phrase qui revient comme un couteau dans les rapports.
Olivier Schrameck, alors président du CSA, esquive. Devant la commission d'enquête, il botte en touche. Les procès-verbaux ? Introuvables malgré des demandes répétées depuis décembre 2025.
Étrange. Sous Sarkozy, ces auditions étaient publiques. Depuis Hollande, huis clos. "Un collège qui n'est pas élu et tout est tenu au secret."
2015 : une nomination qui sent le sapin
- Hollande promet la transparence. 2014 : revirement.
Le témoignage de Schrameck est clair : "Le président de la République de l'époque [...] a écarté deux noms concurrents de Delphine Ernotte." Pressions politiques ? L'ancien patron du CSA l'affirme.
Le système a changé trois fois en dix ans :
- 2009-2012 : auditions publiques à l'Assemblée
- 2015 : portes closes
- 2020 : transparence... à moitié
"La procédure est ouverte avec plusieurs candidats", assure l'actuel président du CSA. Les preuves ? Disparues. Et pourtant.
Trois mandats, trois scandales
5 mars 2025. Ernotte est reconduite. Une première.
Officiellement, trois critères :
- Impartialité
- Coopération avec l'audiovisuel public
- Santé financière
La réalité ? Catastrophique. La Cour des comptes est formelle : "Aucune autre entreprise ne pourrait justifier ce type de situation financière." Salto a englouti des millions. La fusion TF1-M6 ? Un échec.
Côté impartialité, c'est pire. Les attaques d'Ernotte contre des "chaînes d'extrême droite" ont valu des plaintes. Les documents demandés par la commission ? Toujours introuvables.
Schrameck, l'art de l'oubli
"Je n'ai pas de souvenirs de cette demande." La réponse du CSA à la commission en dit long. PV ? Introuvables. Enregistrements ? Disparus. Signalements ARCOM ? Secrets.
Les faits sont têtus. En 2018, la PJ repart les mains vides. En 2025, la commission bute sur le même mur. "On a deux retours de votre part quant aux pièces", ironise le rapporteur. Le CSA promet une transmission "dans les délais les plus brefs". Trois mois plus tard, toujours rien.
Schrameck se retranche derrière la confidentialité. "Le Conseil constitutionnel [...] a considéré qu'il fallait maintenir une partie de l'audition secrète." Pratique.
Que cachent ces disparitions ?
La question brûle. Que contenaient ces bandes de 2015 pour justifier leur évaporation ? Les témoignages parlent de pressions. Les rapports évoquent des irrégularités.
La procédure actuelle ? "Une transparence très large", selon le CSA. En vrai, c'est l'opacité qui règne. Les concurrents d'Ernotte en 2015 ? Noms secrets. Auditions ? Aucune trace.
- France Télévisions croule sous les dettes. Sa présidente empile les mandats. Les preuves de sa nomination ? Des trous. Hasard ?
Sources
- Procès-verbal de la commission d'enquête parlementaire sur France Télévisions (2025)
- Témoignage sous serment d'Olivier Schrameck devant la commission des lois (2024)
- Rapport ARCOM sur les nominations dans l'audiovisuel public (mars 2025)
- Compte-rendu d'intervention de la PJ au CSA (2018)
- Décision motivée du CSA sur la nomination de Delphine Ernotte (5 mars 2025)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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