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Conflit Iran-USA : Trump menace de vitrifier les infrastructures iraniennes

Par la rédaction de Le Dossier · 15 JUILLET 2026
Illustration: Conflit Iran-USA : Trump menace de vitrifier les infrastructures iraniennes
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Une guerre de positions qui s’enlise

La guerre au Moyen-Orient n’a jamais vraiment cessé. Mais depuis quatre nuits, elle a changé de rythme. Les États-Unis mènent des frappes massives contre l’Iran. Des frappes qui durent. Qui s’intensifient. Et qui trouvent une réponse — limitée mais réelle — de la part de Téhéran.

Selon des images diffusées par le commandement américain, des sites de lancement de drones, des missiles et des capacités maritimes iraniennes ont été visés. Les frappes ont duré sept heures, selon les Américains. Les Iraniens, eux, affirment que la ville de Bushehr, où se trouve l’unique centrale nucléaire du pays, a également été touchée. Ils parlent de plus de 30 civils tués et de 7 militaires iraniens morts lors de ces frappes.

Les Iraniens ont riposté. Le Koweït, la Jordanie, Bahreïn ont été visés. Le port de Mina Abdullah, au Koweït, a subi une frappe de drone Shahed revendiquée par les Gardiens de la révolution. L’armée iranienne cherchait à neutraliser des installations américaines, notamment des sites abritant des avions de chasse en Jordanie. Bahreïn, où se trouve la 5e flotte américaine, a intercepté des projectiles iraniens.

Trump entre menace et main tendue

C’est peut-être le paradoxe le plus frappant de cette escalade. Donald Trump menace de « vitrifier » le réseau électrique iranien. Il promet de détruire « toutes les centrales électriques, tous les ponts » la semaine prochaine. Mais en même temps, il tend la main.

Selon le site d’information Axios, Trump a tenu une réunion de crise avec son Conseil de sécurité nationale dans la « Situation Room » de la Maison Blanche. Objectif : préparer une nouvelle vague de frappes à plus grande échelle. Les cibles ? Les centrales électriques et les ponts, a-t-il précisé lui-même dans une interview à Fox News.

« La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux, a-t-il déclaré. Car la semaine prochaine, ce sera le tour des centrales électriques. La semaine prochaine, ce sera autour des ponts. Nous allons détruire toutes leurs centrales électriques. Nous allons détruire tous leurs ponts — à moins qu’ils ne s’assoient à la table des négociations. »

Mais cette menace est immédiatement nuancée par des experts. Bertrand Galichet estime que frapper les installations civiles n’est « pas véritablement à l’ordre du jour », et que Trump continuera à intensifier les ciblages militaires plutôt que de passer à une guerre totale contre les infrastructures civiles.

Pourquoi cette contradiction ? Parce que le protocole d’accord signé à Versailles par Donald Trump — le fameux « mémorandum d’Islamabad » — est au point mort. Chaque camp rejette la responsabilité sur l’autre. Les Iraniens affirment que ce sont les Américains qui ont fait capoter l’accord. Les Américains disent le contraire. Ce que confirme d’ailleurs la déclaration du vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi : « L’Iran n’a jamais quitté la table des négociations. Ce sont les États-Unis qui ont fait capoter le mémorandum d’accord d’Islamabad. Nous ne demanderons pas à négocier avec les États-Unis. »

L’impasse est totale.

La vengeance comme seul mot d’ordre

Au Parlement iranien, les députés ont rouvert les débats sur un mot d’ordre : la vengeance. Une pétition circule, signée par un grand nombre de députés, exigeant qu’on frappe les installations pétrolières et gazières de la région. L’argument : les frappes contre les installations militaires américaines au Koweït, en Jordanie, à Bahreïn ou aux Émirats arabes unis « ne donnent pas les effets nécessaires ». Il faut frapper les infrastructures de production de pétrole, de produits pétrochimiques, d’engrais chimiques ou de gaz. Pour « faire amener les États-Unis et Donald Trump à accepter la défaite ».

Les Gardiens de la révolution menacent désormais de bloquer le détroit de Bab el-Mandeb — en plus du détroit d’Ormuz, déjà sous tension. Une double menace qui fait grimper les prix du pétrole.

Sur la place Palestine à Téhéran, le régime a déployé une gigantesque affiche de propagande. On y voit la Maison Blanche en feu, des personnalités américaines à qui « les propagandistes promettent le cercueil ». La légende, en hébreu : « Œil pour œil, dent pour dent ». Un message adressé à Israël, mais aussi aux États-Unis, amalgamés dans la même haine.

« Mort à Israël, mort à l’Amérique — le petit et le grand Satan », scandent les manifestants.

Israël en coulisse

Israël n’est pas officiellement en guerre contre l’Iran, mais il participe aux frappes américaines. Selon la correspondante Betsabé Salem, la plupart des cibles visées par l’armée américaine « ont été fournies grâce au renseignement israélien ». Des images de l’aéroport d’Ouron montrent des ravitailleurs américains, utilisés comme base-relais pour les opérations de grande envergure sur l’Iran.

Pourquoi l’Iran, dans ses ripostes depuis quatre jours, ne cible-t-il pas Israël ? Selon les experts, l’idée est de « mettre le Golfe à feu et à sang », pour que les États du Golfe fassent pression sur Trump. Les Iraniens savent que s’ils frappent Israël, ils passeront « tout de suite à un niveau supérieur ». Une riposte israélienne massive et immédiate — ce qui n’est pas le cas des pays du Golfe, qui sont visés régulièrement sans répondre.

Ce que ça dit de la France

Le présentateur a demandé si les Français doivent s’attendre à une hausse du prix de l’essence, soulignant que le prix du baril remonte suite au blocage dans le détroit d’Ormuz et à la menace de blocage de Bab el-Mandeb.

Le dossier est loin d’être clos. Les menaces de Trump — détruire les centrales électriques, les ponts — ne sont pas mises à exécution. Mais elles ne sont pas non plus retirées. Les Iraniens durcissent leur position. Le Parlement iranien réclame la vengeance. Les Gardiens de la révolution menacent de bloquer un nouveau détroit.

📰Source :YouTube

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