Commerçants français s'arment face aux pillages : l'État absent

"On nous a laissés tomber"
Toulouse, 5h30. Un libraire enregistre sa commande de bombes lacrymogènes en ligne. À Marseille, des cafetiers montent la garde devant leurs terrasses — malgré les consignes préfectorales.
« La police arrive toujours après la bataille », grince une bijoutière de Bordeaux. Elle montre son tiroir-caisse : 83 euros en monnaie, le reste vidé la veille.
Le gouvernement promet des renforts. Sur le terrain, personne n'y croit.
L'armée comme dernier recours ?
Paris, bijouterie du Marais. Le propriétaire, ancien militaire, a ressorti son gilet pare-balles. Les images font le buzz. Trois jours plus tard, le ministre de l'Intérieur évoque des patrouilles militaires.
Trop tard. À Lyon, les syndicats de commerçants organisent des formations au défoulement de grenades. « La République doit nous protéger ou nous laisser faire », lâche un boucher.
Justice en kit
37 interpellations en quatre jours. Darmanin clame des « sanctions exemplaires ». Pendant ce temps, à Nantes, un quincaillier écoule son stock de matraques télescopiques en deux heures.
« Les procès, c'est pour dans six mois. Nos boutiques, c'est maintenant. » Le ton d'une boulangère de Strasbourg dit tout.
Rupture de contrat
Quand des citoyens jugent nécessaire d'armer leur comptoir, c'est plus qu'une crise — c'est un naufrage. Macron réunit en urgence son conseil de sécurité. Les commerçants, eux, ont déjà choisi.
La question n'est plus de savoir si l'État reviendra. Mais s'ils voudront encore de lui.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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