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CNews condamnée en cassation : les propos racistes de Zemmour contre Obono validés par la justice

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-26

Une condamnation définitive. Mardi 23 juin 2026, la Cour de cassation a confirmé la décision des juges du fond : CNews est coupable de diffamation envers la députée Danièle Obono. Éric Zemmour, sur le plateau de la chaîne, l’avait accusée de « dire tout son amour pour Mohammed Merah ». La justice vient de trancher. Sans appel. Voilà.

Aux mises en demeure de l’Arcom s’ajoutent désormais les condamnations en justice. Un signal fort — la plus haute juridiction française a validé le caractère diffamatoire des propos tenus par l’ancien polémiste.

Une accusation sans fondement

Sa cible : Danièle Obono, députée La France insoumise. Sur CNews, Éric Zemmour — alors chroniqueur régulier — l’accuse de « dire tout son amour pour Mohammed Merah ». L’affaire est révélée par Mediapart le 26 juin 2026.

Merah, le terroriste qui a assassiné sept personnes en 2012, dont trois enfants juifs. L’accusation est gravissime. Et totalement infondée. Danièle Obono n’a jamais tenu ces propos. Rien dans ses déclarations publiques ne laisse penser qu’elle soutient un tueur de masse.

Pourtant, CNews laisse Zemmour s’exprimer. La chaîne ne coupe pas. Elle ne rectifie pas. Elle diffuse.

— Pourquoi ? —

La réponse appartient aux juges. Ils ont estimé que ces propos constituaient une diffamation caractérisée. La Cour de cassation a confirmé cette analyse.

Avant cette condamnation, l’Arcom avait déjà épinglé CNews

CNews n’en est pas à son premier problème judiciaire ou réglementaire. Loin de là. Le gendarme de l’audiovisuel l’a sanctionnée à plusieurs reprises : manquements répétés au pluralisme, absence de diversité d’opinions. La chaîne de Vincent Bolloré devient un espace où l’extrême droite s’exprime sans contradiction.

Mais là, ce n’est plus une simple amende administrative. C’est une condamnation judiciaire définitive. La diffamation est un délit — la Cour de cassation l’a rappelé.

Les questions restent sans réponse. Pour l’instant. Vincent Bolloré assumera-t-il les conséquences ? Le propriétaire de la chaîne n’a pas réagi publiquement. Ses équipes non plus.

Trois jugements. Trois fois oui.

Le dossier est solide. La justice a suivi son cours : tribunal correctionnel, cour d’appel, Cour de cassation. Trois niveaux de juridiction, trois décisions identiques.

CNews a tenté de faire annuler la condamnation. En vain. (Oui, vous avez bien lu : tous les recours épuisés.) La chaîne a épuisé toutes les voies possibles.

Danièle Obono, elle, a tenu bon. La députée n’a pas cédé face à l’appareil médiatique de Bolloré. Elle a porté plainte. Elle a obtenu justice.

— Combien cela lui a-t-il coûté ? —

Les frais de procédure, le temps, l’énergie. Sans oublier l’impact sur sa réputation — car même une accusation non fondée laisse des traces. Mais aujourd’hui, la justice a parlé. Et elle dit que CNews a diffamé.

Une défaite pour la chaîne, un précédent pour le paysage médiatique

Certains crieront à l’atteinte à la liberté d’expression. Ils oublieront une chose : la diffamation n’est pas une opinion. Les journalistes doivent pouvoir critiquer, enquêter, dénoncer. Mais accuser une députée de soutenir un terroriste sans preuve — ça, c’est interdit. Et ça coûte cher.

L’accusation de « soutien au terrorisme » est une arme. Elle tue le débat. Elle réduit l’adversaire au silence. Utilisée à tort, elle devient un instrument de censure. CNews l’a appris à ses dépens.

La décision de la Cour de cassation est désormais un précédent. Elle rappelle que les médias ne peuvent pas tout dire. Que les propos diffamatoires ont un coût.

— Et maintenant ? —

La condamnation est définitive. Les dommages et intérêts devront être versés. Mais le vrai changement sera ailleurs.

Zemmour, la routine des outrances

Éric Zemmour n’est pas condamné personnellement. C’est CNews qui l’est, en tant que diffuseur. Pourtant, l’ancien polémiste n’en est pas à son premier excès. Sur les plateaux de Bolloré, il a enchaîné les sorties racistes : islamophobie, provocations, attaques contre les minorités. Un discours rodé. Des cibles toujours les mêmes : immigrés, musulmans, députés de gauche.

Danièle Obono n’est que l’une d’entre elles. Mais dans son cas, la justice a tranché. Sans appel.

Des questions, beaucoup

Combien d’autres propos diffamatoires ont été diffusés sans conséquences ? Combien de personnes calomniées sans moyens de se défendre ? CNews continuera-t-elle à inviter des polémistes aux

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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