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EXCLUSIF : Manuel Noriega, le dictateur narco-trafiquant protégé par la CIA

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-25
Illustration: EXCLUSIF : Manuel Noriega, le dictateur narco-trafiquant protégé par la CIA
© YouTube

100 000 dollars par cargaison. Manuel Noriega faisait payer ce prix pour acheminer de la cocaïne vers les États-Unis. Et la CIA ne disait rien.

Le double jeu d'un agent de la CIA

Manuel Noriega mentait aux cartels. Mentait aux Américains. Servait tout le monde. Trahissait tout le monde.

Formé à l'École des Amériques — vivier de la CIA pour les dictateurs latinos —, il prend la tête du renseignement panaméen en 1970. "C'était un capteur stratégique", explique Thomas Posado. "Il vendait des informations sur le canal. Sur les révolutionnaires. Sur tout."

George Bush senior, alors directeur de la CIA, lui verse 200 000 dollars par an. Chiffre à retenir.

Pendant ce temps :

  • 1972 : Richard Nixon veut l'éliminer pour trafic de drogue
  • 1983 : Il prend le pouvoir au Panama
  • 1985 : Il fait décapiter un opposant

La CIA bloque l'ordre de Nixon. Pourquoi ? "Noriega livrait des armes aux Contras", révèle Gaspar Estrada. La guerre contre la drogue attendra.

Le Panama, hub de la cocaïne

Pablo Escobar atterrit à Panama City. Noriega l'accueille. Ensemble, ils organisent :

  • Transit de 80% de la cocaïne colombienne
  • Blanchiment via 350 banques offshore
  • Corruption systématique

"Les avions décollaient de Medellín, se posaient à Tocumen", détaille un rapport de la DEA. "Noriega touchait sa commission. Les refus étaient dénoncés à la CIA."

80 affaires. C'est le nombre de dossiers DEA impliquant Noriega entre 1970 et 1987. Pourtant, il reçoit la Légion d'honneur en France en 1987.

L'argent sale français

Paris, 1987. François Mitterrand décore Noriega. Trois ans plus tard, la justice française découvre :

  • 3 millions de dollars blanchis à Marseille
  • 2 appartements parisiens
  • Des comptes au Crédit Lyonnais

Condamnation en 2010 : 10 ans de prison. Trop tard.

"La France a fermé les yeux", accuse un procureur sous anonymat. "Comme les Américains."

La chute calculée

  1. La guerre froide s'achève. Noriega devient encombrant.

George Bush — son ancien contact à la CIA — lance l'opération "Just Cause". Bilan :

  • 27 000 soldats déployés
  • 3 000 morts panaméens
  • Noriega extradé

"Ce n'était pas une opération antidrogue", analyse Estrada. "C'était un règlement de comptes."

L'héritage empoisonné

Noriega meurt en 2017. Mais le système perdure :

  • Le canal reste sous contrôle américain
  • Le blanchiment prospère
  • Les méthodes se modernisent

"Regardez Maduro en 2020", conclut Posado. "Même scénario. Mêmes accusations. Mêmes hypocrisies."

À suivre.

Sources

  • Témoignages de Thomas Posado et Gaspar Estrada
  • Archives judiciaires françaises (procès Noriega)
  • Documents déclassifiés de la DEA (1980-1990)
  • Enquête "Noriega & la CIA" (National Security Archive)

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📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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