Total : la France au bord de la rupture de carburant

18% des stations en rupture. Neuf cents camions sur les routes. Des prix qui s'envolent. La France étouffe sous la crise du carburant — et TotalEnergies en est le cœur battant. Comment en est-on arrivé là ?
Stations fantômes : le casse-tête Total
18%. Un chiffre sec, brutal. Près d'une station sur cinq affiche ce matin des pompes vides. Pire : 83% de ces points de vente en rupture appartiennent à Total. Agnès Pannier-Runacher l'a confirmé dès 7h30 sur RMC. La ministre a les traits tirés.
Tout a commencé par une bonne intention : le plafonnement des prix par Total. Sauf que l'écart avec les concurrents a créé une ruée. Les automobilistes font désormais la queue pendant des heures — quand ils trouvent du carburant.
Et pourtant. Le gouvernement a lâché les camions-citernes : 900 véhicules sillonent la France, contre 600 habituellement. Assez pour colmater la brèche ? Personne n'ose répondre.
Prix plafonnés, tensions décuplées
Le piège du bon geste commercial. En gelant ses tarifs, Total a attiré toute la demande. Les autres réseaux ? Désertés. "Nous demandons à tous les distributeurs d'être raisonnables", lance Pannier-Runacher. Facile à dire.
Le PDG d'Intermarché balance : Total aurait acheté 70 cargos de brut en début de crise. De quoi faire des marges confortables. Le gouvernement botte en touche — mais le doute s'installe.
Et pendant ce temps, les pompes restent vides.
Aides d'urgence : qui sera sauvé ?
Agriculteurs, pêcheurs, aides à domicile. Ces professions seront prioritaires pour les aides gouvernementales. Le dispositif se précise dans l'urgence. "Nous ne laisserons pas tomber les Français qui travaillent", promet la ministre.
Mais les besoins explosent. Les premières enveloppes sont déjà parties. Trop maigres. Le Premier ministre exige des propositions concrètes pour cette semaine. La pression monte.
1973, 2022... et maintenant ?
"Plus grave que les précédentes." Le patron de l'AIE ne mâche pas ses mots dans Le Figaro. La France résiste mieux grâce au nucléaire, mais le carburant reste le maillon faible.
Marine Le Pen attaque : "L'État profite de la crise." Pannier-Runacher contre : "Jamais." Pourtant, les recettes fiscales gonflent avec la hausse des prix. Un débat qui tombe mal.
Demain : accalmie ou tempête ?
Deux options. Soit le conflit au Moyen-Orient s'apaise, soit il empire. Le gouvernement prépare les deux scénarios. "Je n'ai pas de boule de cristal", admet la ministre.
Le RN pousse pour une TVA à 5% sur l'énergie. Douze milliards. "Impossible", tranche le gouvernement. Les Français, eux, regardent leur compteur essence avec angoisse.
Épilogue : la crise en mode accéléré
Stations vides. Files d'attente. Prix stratosphériques. La France tangue. Total doit revoir sa copie, l'État accélérer ses mesures. Mais le temps presse — et le réservoir est presque à sec.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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