Canicule de juin : près de 6000 morts en France, un bilan alarmant

6000 morts en excès — le calcul de Santé publique France
Selon la source, l'agence sanitaire a comparé le nombre d'avis de décès sur la période — du 17 juin au 2 juillet — avec la moyenne des six années précédentes. Elle a corrigé les données pour écarter la surmortalité liée au Covid. Résultat : près de 6000 morts en excès.
Selon la source, ce n'est qu'une estimation, une estimation prudente, probablement sous-estimée. Car la chaleur tue de plusieurs façons. Les coups de chaud et les hyperthermies sont les plus visibles. Mais elle aggrave aussi les pathologies cardio-vasculaires, respiratoires et d'autres maladies chroniques.
Selon la source, pour la première fois, les 45-64 ans sont lourdement touchés. Santé publique France recense près d'un millier de décès en trop dans cette tranche d'âge. Soit 55 % de plus que la mortalité attendue.
Selon la source, la précocité de la canicule, en juin — alors que les actifs étaient encore au travail — est une explication possible.
Les plus âgés restent les plus fragiles. Les deux tiers des morts en excès concernent les plus de 75 ans.
Mai, juin, juillet : une série meurtrière
Selon la source, la canicule de mai n'avait causé qu'une centaine de morts en excès. Une troisième canicule a frappé début juillet. Les chiffres ne seront connus qu'à la fin de l'été.
Selon la source, Santé publique France s'attend à une surmortalité encore plus importante pour cette troisième vague.
Une tendance de fond : le réchauffement climatique
Selon la source, la revue médicale The Lancet publie chaque année son rapport sur le lien entre santé et changement climatique. L'édition de l'an dernier — publiée le 13 décembre — révèle une augmentation de 85 % des décès dus à la chaleur dans le monde en trente ans.
Toujours selon la source, plus de huit jours de canicule sur dix que nous avons vécus depuis 2020 ne se seraient pas produits sans le changement climatique.
Selon la source, l'Europe est en première ligne. Le continent se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale. L'OMS estimait, il y a deux ans, que 175 000 personnes mouraient chaque année de la chaleur en Europe.
Des systèmes de santé pas prêts
Selon la source, moins d'un pays sur deux a un plan d'adaptation de son système de santé aux nouvelles données climatiques.
Adapter les villes, les bâtiments, protéger les travailleurs en extérieur — des mesures nécessaires. Mais la mesure la plus efficace, selon la source, reste de s'attaquer à la cause : le réchauffement climatique. Limiter les émissions de gaz à effet de serre.
Sources : Santé publique France (estimation de surmortalité), rapport annuel The Lancet sur santé et changement climatique (publié le 13 décembre de l'année précédente), Organisation mondiale de la santé (estimation de 175 000 morts par an de la chaleur en Europe).
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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